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KARKWA : Les Chemins de Verre

Sortie le 17/10/2011




KARKWA : Les Chemins de Verre
Il faut savoir ce que vous voulez. De l’insipide ? Ou de l’inédit qui défrise ? Les Québécois de Karkwa sont de cette trempe. Oubliez donc vos allergies à la francophonie, et ouvrez grand vos oreilles : c'est la moindre des choses, quand on sait que ces garçons remercient le public, à la fin de chaque concert, d’un sincère « merci d’apprécier le rock en français ». Ceux qui les ont vu ouvrir pour Arcade Fire le 28 juin dernier au Zénith (ils remettent ça fin septembre, par deux fois, à Montréal), le savent déjà. Pour tous les autres, il y a « Les Chemins de Verre », leur nouvel album, avec lequel vous éviterez le yaourt sous la douche, sans vous asseoir sur le rock. Ne partez pas, on s’explique.

En 1998, Louis-Jean Cormier (guitare et chant), Stéphane Bergeron (batterie), François Lafontaine (claviers), Martin Lamontagne (basse) et Julien Sagot (percussions et voix) fondent le groupe. Et se fédèrent autour d’un rock exigeant qui, déjà, va voir ailleurs. Jusqu’à la finale de la 7e édition des Francouvertes, par exemple. En 2003, premier album, « Le Pensionnat des Etablis ». Succès critique au pays. En 2005, « Les Tremblements s‘immobilisent » lui succède (première sortie française), et ça bouge, question récompenses : 3 Félix, dont celui de la chanson. C’est le moment de dire que ces jeunes gens sonnent comme du Godspeed You! Black Emperor acoustique produit par Gérard Manset. Ne partez pas, ça continue. Avec des concerts outre-Atlantique, par exemple. Nous sommes en 2006.

En 2008, ils soufflent leurs dix bougies avec "Le Volume du Vent", disque influencé par Steve Reich et Philip Glass : pas très funky, mais diablement beau. Suit une avalanche de prix, par chez eux. En France, pas grand-chose. Jusqu’à ces « Chemins de Verre », en partie enregistré à Paris, qui remporte le Prix Polaris (meilleur album de l’année au Canada) en 2010 : les premiers francophones à obtenir ce sésame succèdent à Patrick Watson et Caribou; classe. Le disque, qui sort le 17 octobre 2011 en France, vaut donc bien quelques compliments.

Mais d’abord, quelques pistes : Arcade Fire coaché par le père Fouras (Les Chemins de Verre), pour partir à l’aventure sous la pluie; Bon Iver sous un soleil d’été, pour les fans d’amour estival bancal (Marie Tu Pleures); Radiohead plus lyrique’n’roll que jamais (Moi-léger). Et puis il y a les textes, tabernacle : « Je suis creux, dans la spirale, abus de butane, vapeurs de kérosène », scandés le long des guitares brûlantes du Pyromane, les mélodies caresses de L’acouphène, où sont lâchés des « J’écris sous la guillotine, je m’ennuie du silence endorphine dans mon ouïe, les bruits blancs sont de plus en plus noirs » ; Le Bon Sens, enfin, qui oscille en basse baston et arpèges malins, pour chanter : « Un tollé à la chambre de commerce, une pilule pour traverser l’averse, le cafard à la porte et plusieurs milliards dans la compote, king fraudeur en smoking s’enfuit dans le smog vert de gris ». Avec tout ça, on a oublié les compliments. A vous de jouer.

Karkwa - Le Bon Sens by IVOX_FR

En Tournée :

18/10/2011 : La Laiterie, à Strasbourg
19/10/2011 : La Péniche, à Lyon
21/10/2011 : L’Abordage, à Evreux
24/10/2011 : Le Windmill, à Londres
25/10/2011 : Le Haunt, à Brighton
27/10/2011 : Le Minotaure, à Vendôme (Rockomotives)
03/11/2011 : Le Divan du Monde, à Paris, Festival des Inrocks
04/11/2011 : Amsterdam
05/11/2011 : Copenhague
06/11/2011 : Rees-Haldern
09/11/2011 : L'Usine, à Genève
11/11/2011 : Le Tipi, à Liège
12/11/2011 : Le Botanique, à Bruxelles

Jeudi 22 Septembre 2011 - 20:20



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