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KULAH SHAKER - Pilgrim's progress

Sortie le 29 juin 2010




KULAH SHAKER - Pilgrim's progress
Kula Shaker a fait irruption la scène musicale britannique en 1996 avec la sortie de l’album "K" , un des premiers albums s’étant le plus vite vendu de tous les temps (600 000 albums en 1ère semaine en Angleterre à l’époque).

Implosant après leur deuxième album, le groupe a disparu pendant presque 10 ans avant de signer un semi retour en 2007 avec leur troisième album. Enregistré dans leurs studios de Chimay en Belgique, "Pilgrim’s progress" est leur quatrième album. On y retrouve un son plus expert qui s’appuie sur le folk, le r&b des 60’s, des influences traditionnelles et leur désormais célèbre signature psychédélique.

En 2009, le groupe a décidé de construire son propre studio d’enregistrement un peu en dehors de la ville médiévale de Chimay en Belgique: « C’était une décision aussi pratique que créative » déclare le chanteur Crispian Mills. Ce à quoi ils ne s’attendaient pas, c’était au subtil effet de la campagne environnante sur leur musique et sur eux-mêmes. « Nous étions cachés au fond de la forêt ardennaise, c’est un endroit très vieux et enchanteur. En peu de temps, nos plans rock'n’roll nocturnes ont fait place à des rêveries médiévales. » Et l’album, comme prévu, s’appuie sur des influences inhabituelles et imprévisibles allant du conte de fée en passant par la tragédie shakespearienne, Morricone et un psychédélisme old school.

Crispian explique: "Quand nous avons commencé l’enregistrement, beaucoup des titres rock n’étaient pas marquants, alors que des titres plus lents, plus décousus comme "Ophelia" et "Winter’s call" semblaient avoir cette sorte de charmant somnambulisme. Alors que nous creusions et que l’album commençait à prendre forme, nous avons pu voir comment nous avions été influencé par notre environnement, par l’ambiance des ces bois et de ces ruisseaux, avec leurs fantômes et leur mémoire".

Le titre d’ouverture et premier single "Peter Pan R.IP". donne le coup d’envoi avec une grande cavalcade de violoncelles dans une élégie obsédante inspirée par la série d’Andrew Birkin « JM Barrie and the Lost Boys ». Suit "Ophelia" et son orientation plus folk, ces deux mélodies en guitare picking et ce qui doit être la plus longue chanson avec des chants d’oiseaux depuis le « Cirrus Minor » de Pink Floyd. Puis, à la moitié de l’album, viennent les morceaux qui évoquent l’Ouest Sauvage et le monde en cinémascope de John Ford, Sergio Leone et Ennio Morricone. "Ruby", une charmante chanson qui évoque la valse, frémit et tourbillonne comme une robe espagnole, alors que "Figure It Out" qui regorge de chants et d’exotisme indien rappelle quel grand groupe psychédélique est Kula Shaker. La chanson dix, l’instrumental très Morriconesque "When a Brave Meets A Maid" sonne comme si elle traversait la prairie à notre rencontre avec Mills au santoor. Et "Winter’s Call", le final majestueux de l’album, est aussi exaltant que cadavérique avec une des plus bouleversantes parties d’orgues jamais posé sur bande. Un magnifique point final à l’imprévisible et superbement imaginatif quatrième album de Kula Shaker.

En tournée européenne en octobre 2010.

Mercredi 19 Mai 2010 - 18:30



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