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Kamel Shadi Premier album




Kamel Shadi, le chanteur du groupe Sawt el Atlas, phénomène raï des années 2000, sortira son premier album solo en 2011. Avec déjà deux premiers singles « Bladi Bladi » et « Chez moi » qui montrent un virage très pop, ce premier disque laisse présager beaucoup de mélodies, une bonne dose de groove, quelques épices maghrébines et un décor digne des Mille et une nuits.


Kamel Shadi, entre violons du Nil et groove de la Loire

C’est l’histoire d’un mec à la tête à la fois bien faite et bien pleine. Pleine d’idées musicales, de souvenirs du bled (le Maroc de ses parents) et d’influences de bons génies comme Bob Marley, Stevie Wonder et Khaled. Kamel Shadi est né à Blois, au bord de la Loire, ce long fleuve endormi, en apparence seulement, qui borde les fameux châteaux de la Renaissance et un centre-ville garni de parc trop parfaits et de boutiques au luxe tapageur. Mais Kamel évite, côté cour, cette plus grande ZUP de France, où il a grandi.



Il a commencé tout jeune (12 ans à peine) dans la chanson et, alors qu’on l’attendait au tournant du hip hop, il a fondé, dans les années 1990, un groupe, Sawt el Atlas (le son ou la voix de l’Atlas), sur fond de mélange entre raga-reggae, pop, raï et racines marocaines. La bande chante en arabe et en français et va vite se faire connaître grâce aux premières parties de Khaled, Youssou N’Dour ou Keziah Jones. Sawt el Atlas, dont Kamel fut la voix principale et l’auteur des titres les plus importants, va se distinguer par un bel album, « Donia » (le monde ou un prénom féminin en arabe), et surtout un single « Ne me jugez pas », le tout signé par la major Sony, qui devient rapidement disque d’or. Après de nombreuses tournées dans le monde entier, Kamel décide d’arrêter et de se consacrer à la composition pour lui et pour d’autres comme Natasha Atlas ou le chanteur de zouk antillais Medhy Custos. Par la suite, il donnera, de temps à autre, des concerts en solo et participera à plusieurs concerts caritatifs.

Tout au long de cette période, il bosse dur sur un album en solo. Le premier extrait est en version française pour « Chez moi » (adaptation due au slameur Michel Bampely alias Saint-Michel) et arabe pour « Bladi Bladi » (mon pays). Dès les premières notes, il surprend agréablement par sa voix entêtante et chaude, des paroles intelligentes et un rythme speed, bien porté par des percussions endiablées et des violons orientaux joués comme une calligraphie.

Le reste de l’album est aussi entraînant par ses belles mélodies, ses textes qui évoquent la vie, l’amour, la fraternité et la paix et sa rythmique bien huilée. Kamel est l’auteur et le compositeur de presque tous les titres, mais il a fait appel aussi à d’excellentes plumes comme Elisabeth Anaïs, ex-membre du jury de Popstar 2 et auteur, notamment, du tube « La rockeuse de diamants » pour Catherine Lara. Le résultat est magnifique avec des pointes pop, une bonne dose de groove, quelques épices maghrébines et un décor digne des Mille et une nuits.

Lundi 28 Mars 2011 - 13:49



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