Elle nous avait émoustillés en racontant qu’elle embrassait les filles « et qu’elle aimait ça », que son copain était trop gay pour elle et qu’elle avait passé une nuit de folie à Las Vegas. Katy Perry la coquine, révélée il y a deux ans par son album « One of the Boys », poursuit sur sa lancée avec « Teenage Dream ».
Un CD parfumé — littéralement — au bubble-gum, sur lequel la chanteuse pose nue enroulée dans un nuage de barbapapa…
Un retour sexy et sucré, à l’image du single « California Gurls », tube de l’été, et de son clip truffé de friandises, où de la crème fouettée jaillit des seins de Katy. « Je me sens sexy et j’aime le montrer », confirme la Californienne de 25 ans, lookée comme une icône manga dans la suite de son hôtel parisien. Aucune provocation dans sa voix, Katy Perry est juste une jolie fille qui assume d’apparaître en petite culotte et soutien-gorge en couverture du magazine « Rolling Stone ». « Depuis que je suis dans une relation épanouissante (NDLR : avec l’acteur anglais Russell Brand), j’ai davantage confiance en moi », confie-t-elle.
Pour en arriver là, la pin-up de la pop a dû s’émanciper d’un milieu familial pas franchement propice aux fessiers dénudés : ses parents sont des pasteurs évangélistes. Petite, Katy chantait des gospels dans les églises. « Je suis heureuse de montrer qu’on peut changer, évoluer, trouver son propre chemin spirituel, tout en gardant ses racines », commente la chanteuse quinze ans plus tard.
Désormais, la jeune popstar sait ce qu’elle veut. « J’aime m’amuser dans la vie, mais je sens aussi que j’ai plus de responsabilités, que je mûris », assure-t-elle. De là à écrire des textes plus adultes… « Teenage Dream » (« Rêve d’adolescent ») ne parle que d’amourettes, de chagrins d’amour, de cuites et de jeux de mots grivois (« Montre-moi ta queue de paon »).
La belle compose elle-même la plupart de ses textes. Pour la musique, elle a repris l’équipe gagnante du premier album, les producteurs Max Martin et Dr Luke, qui collectionnent les tubes pour Britney Spears, Pink ou Gwen Stefani. L’ex-chanteuse de No Doubt est d’ailleurs le modèle avoué de Katy : « Que ce soit sa musique, son look, ses vidéos, elle est toujours cool. »
Comme son aînée, Katy Perry soigne chacune de ses apparitions : on l’a ainsi vue présenter les Teen Choice Awards (la cérémonie qui récompense les idoles des ados américains) dans les tenues les plus extravagantes. « C’est mon côté fille, j’adore me déguiser, et aussi me mettre sur mon trente et un. Ça ne me gêne pas de passer des heures à soigner ma tenue. »
Dans la vraie vie, Katy sait être aussi une fille « normale ». « Je ne porte pas des paillettes tout le temps! rigole-t-elle. J’aime sortir avec mes amis, voir des concerts ou aller au cinéma. Et j’adore faire des week-ends à Santa Barbara avec tous mes amis dans la voiture. » Une vraie « California Gurl », donc, mais qui doit subir les conséquences de son succès fulgurant, entre marathon promotionnel et une tournée mondiale en préparation (elle devrait se produire à Paris au printemps 2011). « La prochaine année de ma vie est déjà planifiée, constate-t-elle, pensive. C’est un peu effrayant… Mais j’essaie de continuer à vivre au jour le jour. » Comme une « teenager ».