Connectez-vous S'inscrire

Keane - Perfect Symmetry

Sortie le 17 Novembre 2008




Keane - Perfect Symmetry
Keane est de retour. Après avoir vendu au total plus de 8 millions d’exemplaires de Hopes And Fears (2004) et de Under The Iron Sea (2006) combinés, effectué des tournées des stades à guichets fermés, avoir reçu divers récompenses allant des Ivor Novellos aux BRIT awards, et obtenu une collection de hits incontestables comme Is It Any Wonder?, Everybody’s Changing, Crystal Ball et Somewhere Only We Know, l’un des groupes les plus aimés d’Angleterre est sur le point de nous surprendre et de nous enchanter à nouveau.

Estimant qu’il ne faut jamais refaire deux fois la même chose, Tom Chaplin, Tim Rice-Oxley et Richard Hughes reviennent avec Perfect Symmetry, une explosion en Technicolor de brillantes chansons pop et d’énergie pure et sans complexe; la joie contenue dans cet album s’entend dans chaque refrain porteur d’un message de vie et donnant envie de claquer des doigts. Aussi différent que l’était le premier album emmené par le piano, Hopes And Fears, devenu un classique, de son cousin plus sombre Under The Iron Sea, Perfect Symmetry voit Keane arriver au sommet de son art. Confirmant la position de Rice-Oxley comme l’un des meilleurs auteurs britanniques à être apparu au cours de cette décennie, ces onze chansons voient Keane oublier toute prudence et simplement laisser la musique les emmener où elle veut. Le résultat est un album audacieux et exaltant, aussi agréable à écouter qu’il a été à faire.

Alors que des millions de fans actuels de Keane identifieront immédiatement Perfect Symmetry comme une œuvre qui n’aurait pas pu venir d’un autre groupe, il est probable que d’autres seront sidérés par ses divers sauts dans l’inconnu. Effectivement, en entendant le titre proposé en avant-goût qui a battu tous les records de téléchargement, Spiralling, il est possible que vous ne reconnaissiez même pas une production du groupe responsable de Somewhere Only We Know. Assurément, Perfect Symmetry est le premier album de Keane où l’on entend de la scie musicale, du saxophone et du chant enregistré à travers une batterie; le premier album dont les séances de studio ont eu lieu à Berlin, Paris et Londres; le premier produit par les musiciens eux-mêmes, avec l’aide des producteurs très prisés que sont Jon Brion (Rufus Wainwright, Kanye West) et Stuart Price (Madonna, Les Rhythmes Digitales) ; et le premier où le son de trois hommes glapissant un ‘Oooh!’ ravi est pratiquement la première chose que vous entendrez.

“Nous avons toujours dit que nous voulions nous lancer des défis,” dit Hughes. “La plupart des groupes, quand ils sortent un album, disent qu’ils ont repoussé leurs limites. Mais nous sommes tous des fondus de musique, nous sommes là à lire ces trucs et à penser ‘Super, je suis impatient d’entendre ça!’ Et puis tu le mets et tu te dis ‘Oh. Attends une minute…’”

“Il n’y a rien que notre maison de disque aurait plus aimé que de nous voir faire Hopes And Fears trois fois,” continue-t-il. “Mais nous en avons déjà fait un, et c’est suffisant.”

“Je pense que c’est la meilleure chose que nous ayons faite ensemble, de très loin,” dit Chaplin. “Je suis impatient que les gens l’entendent.”

Keane a mis fin à la tournée Under The Iron Sea le 5 août 2007. A part deux concerts caritatifs, les trois musiciens ont alors pris le temps de profiter de leurs familles, de leurs amis et de faire une pause bien méritée, ne se réunissant à nouveau qu’à la mi-janvier 2008. Ce qui devait s’avérer être la bonne décision. “Pour le deuxième disque, nous sommes passés directement de la tournée au studio, alors que nous avions vraiment besoin d’un break et ça a été la cause de beaucoup de problèmes dont on a beaucoup parlé. Nous en avons tiré la leçon pour cette fois-ci.” dit Hughes.

Mettant en commun une première fournée d’idées dans leur studio ‘The Barn’ du sud de l’Angleterre (un endroit qui leur a plusieurs fois servi de refuge ces dernières années), les membres de Keane ont ensuite levé le camp pour Paris à la mi-février, ayant réservé quelques jours de studio avec Jon Brion, le producteur non-conformiste tout aussi apprécié pour son travail sur des bandes originales de films que pour ce qu’il a réalisé avec des artistes pop américains. Même si Perfect Symmetry finirait par être presque entièrement produit par le groupe lui-même, l’apport de Brion pendant cette brève période s’est avéré révélateur. “Nous avons regardé des disques de hip-hop sur lesquels il y a plusieurs producteurs et c’est quelque chose qui n’existe pas sur les disques pop ou rock,” dit Hughes. “ça faisait partie de notre réflexion d’alors, et Jon est donc venu à Paris travailler avec nous pendant trois jours, avant de se mettre au travail sur la bande originale du nouveau film de Charlie Kaufman.”

“Le fait que Jon s’embarque avec nous a eu une énorme influence sur notre travail,” dit Rice-Oxley. “Nous avions déjà bien avancé mais il nous a donné confiance et poussé à ne pas penser; à ne pas nous autocensurer. Nous disions toujours que les disques que nous aimions étaient ceux dont, en tant que musicien, on se dit ‘Mon Dieu, ça devait être incroyable de participer à cette séance; ça devait être vraiment amusant’ et sa théorie était qu’on ne peut seulement obtenir ça qu’en se lançant tête baissée. Sans s’inquiéter de ce que les gens vont en penser, ou même de ce que toi-même, tu vas en penser! Il faut voir les choses en face: le pire qui puisse arriver, c’est que ce soit une idée qui ne marche pas.” Par conséquent, Brion et Keane se sont très vite retrouvés à fouiller dans le fond du studio pour y dénicher de stupides instruments de percussion ou pour enregistrer des voix de toutes les façons les plus étranges possibles. On peut entendre le résultat sur le brillant You Haven’t Told Me Anything, un des morceaux musicalement les plus ‘barré’ que le groupe ait produit à ce jour.

Puis ça a été un retour en Angleterre pour deux semaines avant de partir pour les studios Teldex à Berlin. Un assez long voyage… surtout en train. “Nous avons tous pris le train de nuit et ce périple est devenu partie intégrante de l’expérience,” dit Hughes. “Tu te retrouves au bar et tu y traînes. Ça a été vraiment très agréable, amusant et différent. Nous avons très envie d’y retourner dès que nous le pourrons, en train.”

La ville qui les avait précédemment tant inspirés en tournée – sans parler du fait qu’elle a vu naître dans les années formatrices de Keane des albums aussi décisifs que Low de Bowie et Achtung Baby de U2 – a fourni un autre rouage vital du processus. Teldex, une immense ancienne salle de danse, allait aider à ancrer Perfect Symmetry dans un sentiment de grandeur tragique. C’est au cours de ce séjour initial que Rice-Oxley a écrit le premier single sortant vraiment du lot, The Lovers Are Losing, et que Stuart Price a prêté ses habiles mains de producteur pendant trois jours, ce qui s’entend tout particulièrement sur Again And Again. Travaillant de façon très différente de Brion, Price s’est avéré tout aussi inspirateur pour le groupe, en soulignant qu’en ce qui concerne l’expérimentation en studio, il n’y a, fondamentalement, pas de mauvaises réponses.

D’autres chansons se sont mises en place entre The Barn, Berlin et les Olympic Studios de Londres pendant les quelques mois qui ont suivi, les idées arrivant tellement rapidement de toutes parts que la chanson Pretend That You’re Alone a été écrite et enregistrée dans un studio pendant que d’autres titres de l’album étaient mixés dans celui d’à côté.

Le résultat est un disque énorme constitué de chansons se situant dans la tradition gaie-triste des groupes britanniques classiques remontant aux Beatles. Ou, comme le dit Hughes, “des chansons pas si gaies mais qui sonnent gaies.” De la pop music qui est tout ce qu’on veut, sauf jetable.

Certains ont déjà détecté une influence Eighties dans certains passages de Perfect Symmetry. Si c’est le cas, d’après Keane, elle provient de l’esprit d’aventure de cette époque, de son effronterie et de sa Grande Pop, plutôt que d’une quelconque tentative de pastiche rétro.

“L’intrépidité de cette période est quelque chose de vraiment mal vu aujourd’hui,” note Rice-Oxley. “Nous vivons dans une époque où il est branché d’être ‘Eighties’ d’une façon rétro, mais je ne pense pas que l’esprit et l’énergie sans complexes de la grande pop des années 1980 soient particulièrement répandus aujourd’hui. Si ce disque sonne comme ça, c’est probablement parce que j’associe certaines de ces chansons – celles des Pet Shop Boys, de Salt N’ Peppa, de Mel & Kim – à une époque amusante et innocente. Je me fiche absolument de ce qui est considéré comme étant à la mode, branché ou de bon goût – il s’agit bien plus de suivre notre propre instinct.”

Les mélodies accrocheuses, les grands refrains et les énormes ponts sont bien sûr la marque de fabrique de Keane, ce qui a fait que, par le passé, les paroles de Rice-Oxley n’ont peut-être parfois pas reçu l’attention qu’elles méritaient. Il y a peu de chances que ce soit le cas avec Perfect Symmetry, qui comprend ses textes les plus directs, sans équivoques et, oui, ses meilleurs à ce jour. Que ce soit sur Spiralling, inspiré par Pygmalion, sur l’attaque cinglante contre la gloire-pour-la-gloire qu’est Better Than This ou sur le titre donnant son nom à l’album, Perfect Symmetry, qui traite brillamment des distractions futiles de la race humaine (“Je pense que c’est peut-être la meilleure chanson que j’aie jamais écrite” dit Rice-Oxley), ici, les Grandes Idées ne sont jamais sacrifiées sur l’autel d’une super mélodie.

“J’adore Better Than This,” approuve Chaplin. “Du point de vue du son, c’est une grande rupture, mais en ce qui concerne le texte, qui parle de la ‘culture de la célébrité’… les gens voient ça comme quelque chose de tellement important, ils y attachent tellement d’espoir. Le côté gloire et célébrité est quelque chose avec lequel je trouve difficile de me réconcilier. Je préférerais de loin qu’on ne parle que de musique; qui est la raison de départ pour laquelle nous sommes dans ce groupe. Ce n’était pas pour devenir riches ou célèbres ou pour se faire des filles – c’était pour chanter sur scène. Ce lien magique entre toi et une foule de gens qui sont venus tout lâcher, comme toi… ce rassemblement, c’est le plus grand pied de ma vie.”

Voilà donc Keane en 2008: les méga concerts, l’énorme succès dans les charts et les grandes récompenses que nous connaissons déjà; maintenant voici l’album de leur carrière. Un grand monstre pop, intrépide, brillant, qui a toutes les chances de plaire aussi bien aux cœurs et aux esprits qu’aux pieds des danseurs.

“Nous avons failli tout perdre, nous sommes passés tout près de perdre le groupe, nous aurions pu nous séparer et continuer chacun de notre côté,” dit Chaplin, “du coup, nous nous sommes réinventés en tant que personnes. Tu vois, ‘Nous pourrions ne pas avoir tout ça, alors nous ferions mieux de l’apprécier’. Ça a influencé tout ce que nous avons fait sur cet album.”

Pas étonnant qu’il commence par un ‘Oooh!’

Keane sortira son troisième album, Perfect Symmetry sur Island Records le 13 octobre 2008 au Royaume-Uni. Le premier single, The Lovers Are Losing, sortira le 20 octobre 2008 au Royaume-Uni.

Mardi 23 Septembre 2008 - 19:56



Nouveau commentaire :

sur cette page