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La Drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard




« La Drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard ». Michèle ALLIOT-MARIE, ministre d'État, garde des Sceaux, ministre de la Justice et des libertés, et Etienne APAIRE, président de la MILDT, ont décidé de faire partager ce constat aux Français en lançant, le 20 novembre, la première campagne d’information sur le rappel du cadre légal en matière de drogues et de vente d’alcool aux mineurs.

Dans la continuité de la campagne sur la dangerosité des drogues illicites lancée le 5 octobre dernier par Roselyne BACHELOT-NARQUIN, ministre de la Santé, et Etienne APAIRE, la présente campagne insiste sur le caractère protecteur de la loi vis-à-vis des dangers des drogues qu’ils soient sanitaires ou sociétaux en rappelant l’interdit. De par son message, cette campagne s’adresse avant tout aux adultes, prescripteurs de la règle et premiers agents de prévention.

La campagne s’articule autour d’un volet TV, presse et web sur les drogues illicites et d’un volet hors-média sur l'interdiction de l'offre et de la vente d’alcool aux mineurs.

Un volet média sur les drogues illicites
Même si les dernières études montrent qu'une baisse des consommations de cannabis s'amorce chez les jeunes, globalement les consommations de drogues illicites se maintiennent à des niveaux élevés : on dénombre 1,2 million d'usagers réguliers de cannabis dont 550 000 quotidiens. Par ailleurs, le nombre d'usagers de cocaïne et d'ecstasy, estimé à 250 000 consommateurs réguliers pour chacun de ces deux produits, a doublé entre 2000 et 2005.

Au-delà des risques sanitaires rappelés par la première campagne gouvernementale lancée le 5 octobre dernier (campagne « Drogues: ne fermons pas les yeux »), la prise de drogues a également des répercussions sociales pour soi et pour les autres (accidents de la route, accidents du travail, prises de risque, violences, etc.).

Rappeler l'interdit est donc primordial pour protéger de ces dangers. Pourtant, les études le montrent, les Français méconnaissent trop souvent la loi : selon un sondage[1], 49% des personnes interrogées pensent que consommer du cannabis à leur domicile n’est pas interdit par la loi ; 32 % pensent que consommer de l’héroïne, de la cocaïne ou de l’ecstasy à domicile n’est pas interdit par la loi.

Améliorer les connaissances du cadre légal peut participer à la prévention des consommations de drogues illicites, en particulier chez les plus jeunes. Ainsi, 39% des jeunes de 17 ans qui disent ne pas consommer de cannabis dans le dernier mois, l'expliquent par le fait que c'est interdit. La signature de la campagne « la drogue, si c'est illégal, ce n'est par hasard » rappelle donc cet interdit et la protection qu'il apporte.

La campagne s'articule autour de spots TV, d'annonces presse et d'un volet Internet.
Trois spots TV seront diffusés du 24 novembre au 13 décembre sur l’ensemble des chaînes hertziennes, de la TNT et certaines chaînes du Cab/Sat. Ces films battent en brèche l’idée reçue selon laquelle consommer de la drogue est une affaire personnelle : au-delà des dégâts sanitaires qu'elle peut causer, cette consommation n'est pas exempte de conséquences sociales pour soi et pour les autres.

La diversité des situations choisies permet à chacun de se sentir concerné : une baby-sitter consommant de la cocaïne, un conducteur fumant un joint, des jeunes qui font la fête et prennent de l’ecstasy. Les spots renvoient vers le site www.drogues.gouv.fr ainsi que vers le numéro de Drogues info service : 0 800 23 13 13.

Trois annonces presse seront publiées dans 7 news magazine hebdomadaires (Le Figaro Magazine, Challenges, L’Express, Marianne, Le Nouvel Observateur, Paris Match, Le Point) entre le 26 novembre et le 23 décembre, dans deux mensuels économiques (L’Entreprise et L’Expansion) et dans Télérama, Marie Claire et Psychologies entre le 27 novembre et le 31 décembre. Dans la presse hebdomadaire régionale enfin, entre le 26 novembre et le 2 décembre.



Sur des sites Internet « jeunes » (deezer.com, allocine.fr, letudiant.fr, etc), des bannières vidéo mettent en scène des jeunes qui rappellent les infractions et sanctions encourues en cas de consommation de drogues illicites, tout en soulignant que cet interdit est avant tout protecteur.

Un volet hors média sur l'interdiction de la vente d'alcool aux mineurs
Pour sensibiliser les jeunes et le grand public aux dispositions de la loi du 22 juillet 2009 interdisant l'offre et la vente d'alcool aux mineurs (loi dite Hôpital Patient Santé Territoire), la MILDT met à disposition de la grande distribution, des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et des stations services, une signalétique spécifique sous forme d'affiches, de stickers et de kakémonos. Ce dispositif rappelle l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs et le droit pour tout distributeur d'alcool de demander une pièce d'identité en cas de doute sur l'âge de l'acheteur.

Pour compléter ce dispositif, 30 000 jeunes de moins de 18 ans, utilisateurs de téléphone portable, recevront le 27 novembre un SMS signé par leur propre téléphone portable! Il s’adresse directement à eux en les interpellant sur les inconvénients de l’alcool. Un second SMS de révélation est envoyé tout de suite après avec le message de la MILDT.

Enfin, une application existante de l’Iphone a été détournée pour la campagne. Elle consiste à boire virtuellement son Iphone verre en l’inclinant. Dans cette nouvelle version gratuite disponible sur l’AppStore, un écran permet d’indiquer si l’on est mineur ou majeur. Pour les + de 18 ans l’iPhone-verre se remplit puis se vide à mesure qu’on le boit. Un message apparait « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération ». Pour les – de 18 ans l’Iphone verre se remplit mais ne se vide pas ; l’application est bloquée et le message est le suivant « Si l’alcool est interdit aux mineurs, ce n’est pas par hasard ». Dans les deux cas, le logo de la MILDT apparaît et propose à l’utilisateur d’envoyer à un ami ou d’en savoir + en consultant le site de la MILDT.

Vendredi 20 Novembre 2009 - 12:25



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