Connectez-vous S'inscrire

La Fiancée - EP Deux - sortie le 14 juin




La Fiancée - EP Deux - sortie le 14 juin
C’est un doux privilège de fiancée que celui qui consiste à laisser monter lentement le désir. Et d’ainsi dévoiler une à une les cartes de son jeu au lieu d’en éventer en une seule fois tous les atouts.

Découverte il y a déjà quelques mois sur un premier EP aux contours phosphorescents et aux ombrages délicats, La Fiancée a donc décidé de prolonger ces rendez-vous saisonniers avec une nouvelle brève collection de chansons qui ajustent encore un peu mieux son portrait de jeune fille moderne et romanesque.

Cinq titres, un quart d’heure de pure félicité pop qui correspond à l’humeur printemps/été d’une Fiancée qui jure chaque jour de faire mieux et y parvient avec éclat. On l’aimait en fille d’automne, on l’adore désormais en enchanteuse solaire, sa voix mise au diapason de son prénom (Claire) et de mélodies lumineuses, sur des musiques qui l’épousent dans une noce flamboyante de cordes et chœurs dont Burt Bacharach aurait pu célébrer la cérémonie. En réalité, c’est au réalisateur Jack Lahana (Brigitte Fontaine, Rob, Phoenix) et au jeune et surdoué arrangeur Julien Ribot que l’on doit ce déploiement qui étincelle comme aux plus hautes heures du Brill Building.

D’un feu de joie initial (On avait juré de faire mieux) aux filles de joie déambulant sous des ciels plus menaçants (Femme à gages, composé par Edouard Marie), ici le style tout en délicatesse de la Fiancée prend des allures cinématographiques, comme des mini-scénarios qui entrelacent leurs histoires et parlent de filles qui partent, de celles qui piétinent, et au final d’une certaine indisposition au bonheur. Belle et fraîche comme la rosée, la voix de cette Fiancée résolument libre sert ainsi de véhicule trompeur au désenchantement amoureux, mais gageons qu’il ne s’agit là de que de fictions.

Que dire encore de ce Soleil pâle, nouvelle composition du dandy Edgar Ficat, déjà en binôme avec Claire sur le précédent EP (L’emploi du moi) et sur le premier single de Camelia Jordana Non non non (écouter Barbara), sinon qu’il embarque à nouveau dans une voluptueuse fugue ravelienne aux accents Melody Nelson et aux chœurs élégiaques La Fiancée vers le célibat.

De sa fidélité pourtant elle apporte la preuve puisque Florent Marchet, maître d’œuvre du premier EP, refait une courte mais remarquable apparition ici avec Les Mains sales, lequel donne lieu au texte le plus sensible et émotif jamais écrit par Claire. Cette Fiancée qui d’un EP à l’autre va finir par rendre l’attente du prochain franchement insoutenable.

Video La Fiancée: En studio


Jeudi 29 Avril 2010 - 13:00



Nouveau commentaire :

sur cette page