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La Légende de Beowulf - Edition Director's Cut




Il y a très longtemps au Danemark, l’ascension vers la gloire puis la chute du valeureux Viking Beowulf (Ray Winstone) qui sauva le royaume du vieux roi Hrothgar (Anthony Hopkins) d’une terrible créature nommée Grendel… Avec Le Pole Express en 2004, Robert Zemeckis avait été le premier à appliquer la Motion Capture (Mocap) au cinéma. Trois ans plus tard, il repousse encore les limites de la technologie dans La légende de Beowulf en utilisant pour la première fois le procédé EOG (Electro OculoGraphy). Cette fois, les mouvements des yeux des comédiens sont enregistrés via des électrodes placées sur les muscles du visage. Certes il faut un petit temps d’adaptation au spectateur, un peu déconcerté par ces personnages de synthèse hybrides, qui semblent sortir d’une cinématique de jeu vidéo, et derrière lesquels on devine parfois les traits d’acteurs connus (Anthony Hopkins, Robin Wright Penn ou John Malkovich). Très vite pourtant, on se laisse emporter par le souffle de cette aventure épique en images de synthèse (époustouflantes), inspirée par une légende celte écrite entre le VIIe et le Xe siècle, à l’origine de nombreuses épopées (Le Seigneur des anneaux, la légende arthurienne, La guerre des étoiles…). S’adressant à un public plus averti que familial, le scénario sombre, barbare et non politiquement correct signé Neil Gaiman (Stardust) et Roger Avary (Les lois de l’attraction) explore assez judicieusement le concept du héros. Ainsi, l’humain Beowulf, interprété par un Ray Winstone totalement méconnaissable, se voit piéger par son propre orgueil et sa soif de pouvoir. Même si, d’un point de vue esthétique, le film ne se hisse pas au niveau du récent 300, cette fantaisie de réalisateur féru de merveilleux et de technologie, mérite le détour. A sa sortie en 2007, La légende de Beowulf a bénéficié de diffusions en 3D, dans les salles équipées du système IMAX. Interactivité : 4/5 Comme les comédiens le jour de leur arrivée sur le plateau, on hallucine en découvrant les images du tournage (pas moins de 250 capteurs recouvrent chacun des acteurs). Les décors et accessoires sont constitués de fils métalliques, laissant passer la lumière (le tournage de la scène du navire pris dans la tempête vaut son pesant de cacahuètes). Le making of est suivi d’une ribambelle de mini-reportages instructifs consacrés à différents aspects du tournage et au mythe de Beowulf. Des scènes inédites (en prévisualisation) figurent également au menu. L’édition Spéciale Fnac est agrémentée d’un dossier de presse exclusif. Image et son : 5/5 Impressionnant !

Jeudi 16 Octobre 2008 - 01:49



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