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La Maison Sénéquier fête ses 125 ans




L’histoire commence en 1887, Marie et Martin Sénéquier créent leur pâtisserie Place aux Herbes, entre l’église de l’Assomption et le port à Saint-Tropez. Leur renommée, outre leurs pâtisseries,
se fait avec leur nougat blanc. Ils ont deux enfants Aristide et Elisabeth, Titi et Lisette. Lisette épouse Casimir (dit Casi ou encore Pépé Casi), pyrénéen d’origine, en 1929.

Ils ouvrent avec Aristide, dans les années 30, la Maison Sénéquier, terrasse sur le port tropézien où l’on s’installe pour déguster pâtisseries et cafés.

La légende Sénéquier est en marche.

Mais arrive la guerre et Camille (Toto), le fils de Casimir part pour la guerre puis, après un détour par Marseille dans l’horticulture, revient à Saint-Tropez et rouvre la brasserie en 1951.

Aristide, quant à lui a eu une fille Marinette. Celle-ci, après une union avec un lord anglais de 39 ans son aîné, se remarie avec Francis Jacquemin qui sera à la barre de Sénéquier jusqu’en 2000.

Jean-Denis Sarraquigne, alias JDS, fils de Camille, en reprenant les rênes de la maison, le 3 octobre, a dû renoncer à ses restaurants de la place des Lices. La 4e génération a toujours l’esprit de
famille! … Et perpétue les recettes des débuts de la maison, dont le fameux chocolat glacé et la fameuse tropézienne.

En 2006, des travaux de rajeunissement sont entrepris, les premiers depuis les années cinquante, orchestrés par Noé Duchaufour-Lawrance. La volonté première de Jean-Denis Sarraquigne est de prolonger la terrasse à l’intérieur de l’établissement, la seconde que la décoration ne puisse être datée.

Ce sont 3 500 clients qui prennent place quotidiennement autour des 188 tables de la terrasse et des 70 à l’intérieur. Romain, 5e génération, s’est lui aussi laissé entrainer dans l’aventure pour perpétrer la success-story Sénéquier.

Sénéquier, qui est dorénavant une «marque déposée», reste le lieu de rendez-vous immuable où les générations de clients se succèdent à l’image des propriétaires des lieux.

Sénéquier est indissociable de l’histoire de Saint-Tropez, ce petit port méditerranéen dont artistes et jet-set ont fait la renommée.

Les ambassadeurs furent nombreux à toutes les époques et ce, dès la fin du XIXe siècle.

1955 marque un tournant pour Saint-Tropez avec Brigitte Bardot et le tournage du film «Et Dieu … créa la femme». BB devient l’égérie de Saint-Tropez et Saint-Tropez devient l’une des stations balnéaires les plus connues au monde.

Françoise Sagan, Pablo Picasso, Juliette Gréco, Paul Éluard, Pierre Brasseur, Daniel Gélin, Boris Vian… s’y installent en villégiature. Louis de Funès, Michel Galabru y incarnent des gendarmes truculents dans la saga des «Gendarmes à Saint-Tropez» de Jean Girault alors que Patrice Laffont délaisse trop souvent le plateau pour le sable.

Eddie Barclay et ses «soirées blanches», ses déjeuners pantagruéliques où l’on retrouve Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Quincy Jones et tellement d’autres…

Pour cette occasion unique, elle a invité les tropéziens à venir célébrer l’événement au cours d’une journée où a été dévoilé en avant première l’ouvrage de Franck Leclerc « la légende de Sénéquier », publié aux Editions Verlhac début mai.

Si la Maison Sénéquier, institution tropézienne, brasserie, salon de thé et pâtisserie, n’est plus à présenter, ce livre nous conte l’histoire de la dynastie, l’évolution de la maison familiale, à travers ceux et celles qui l’ont créée et fait grandir au sein de ce que Camille Sarraquigne nomme « un tout petit village et une grande ville », Saint-Tropez.

Mardi 22 Mai 2012 - 15:47



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