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La Nuit des musées – Samedi, 17 mai 2008


Tigres et dragons du musée Guimet: « Dragon caché, tigre dormant » et l’ensemble Sakura, animeront les collections permanentes pour la quatrième édition de la Nuit des musées.



Pour sa quatrième édition, la Nuit des musées vous invite à observer un bien curieux bestiaire de jade, de bronze ou de céramique. Placé sous le haut-patronage des « Tigres et dragons », le parcours de visite individuel conduira à la découverte d’une sélection de 12 œuvres des collections chinoises, coréennes et japonaises du musée Guimet. Mythes, légendes, symboles, que de variétés de tigres et de dragons le monde asiatique n’a-t-il pas hébergé…
En marge du parcours individuel, l’ensemble « Sakura », musiques et chants populaires traditionnels du Japon, viendra animer la Nuit des musées, au sein des collections et associer le public à cet évènement !

Symbole de puissance et d’autorité, le couple que forment le tigre et le dragon est attesté depuis la plus haute antiquité chinoise. Dès lors, les images, les légendes et les significations symboliques relatives à l’un et à l’autre n’ont cessé de s’enrichir en Chine, mais aussi en Corée et au Japon.

En Chine, le tigre est un protecteur réputé contre les démons et les maladies, mais aussi un animal associé à la longévité, à l’autorité et à la majesté. Animal chasseur, il est l’un des symboles de la caste guerrière. On donne d’ailleurs à plusieurs reprises dans l’histoire et la légende chinoise, l’appellation de cinq tigres (wu hu) à des groupes de guerriers valeureux, protecteurs de l’empire, à qui on conseillait même de « feuler comme des tigres » pendant l’assaut, pour effrayer l’adversaire. En Corée, de nombreuses histoires populaires le désignent comme un animal sacré que l’on respecte et que l’on redoute.

Symbole des Empereurs de Chine pendant deux millénaires, le dragon est aujourd’hui encore considéré comme un emblème national, une puissance créatrice et ordonnatrice. Yang comme le signe du tonnerre et du printemps, le dragon est aussi yin, souverain des mondes aquatiques. Dans l’Antiquité, il faisait partie des quatre animaux magiques au centre de la genèse. On retrouve le dragon dans la plupart des mythologies anciennes. Animal maléfique en Occident chrétien, il est en Asie une chose mystérieuse, à la fois symbole d’énergie et signe de bon augure. Son apparition est la consécration des règnes heureux. Il est le gardien des trésors cachés, et comme tel, la puissance dont on doit gagner la cause pour y avoir accès.

Il existe une infinité de dragons : terrestres, célestes et aquatiques, chacun ayant une légende particulière et ses représentations varient, selon les pays, tantôt apparent, tantôt caché, par les nuages ou les eaux. On le retrouve partout présent sur les bronzes, les porcelaines, les meubles ou les textiles.

Au-delà de leur simple association ou représentation, la symbolique de ces animaux mythiques invite aussi à étudier les rapports et les liens qui existent entre la Chine, la Corée et le Japon, issus de la rencontre et de la diffusion de divers courants religieux venus du Nord ou du Sud : bouddhisme, taoïsme et confucianisme. La célèbre formule chinoise dragon caché - tigre dormant s’applique à tous ceux qui savent dissimuler leurs potentiels et attendre dans l’ombre l’occasion favorable pour agir et révéler leurs talents.

Musiques et chants traditionnels du Japon au musée Guimet

Dans le cadre de la célébration du 150ème anniversaire des relations diplomatiques franco-japonaises, l’ensemble « Sakura », musiques et chants populaires traditionnels du Japon, viendra animer la Nuit des musées, au sein des collections et associer le public à cet évènement !

L’Ensemble Sakura, trio japonais constitué de voix de femmes et instruments,interprète des chants folkloriques et populaires du Japon (des minyô et des shin minyô). Ils expriment le plus souvent la joie : danser, faire la fête ou encore se donner du courage pour travailler. Certains sont humoristiques.

Avec Sôran bushi, un minyô de pêcheurs au gros, Sakura entraîne son public à voguer au large de Hokkaidô, l’île la plus septentrionale de l’Archipel. Avec Kaigara bushi, une mélopée de ramasseurs de coquillages, il le transporte plus au sud dans la préfecture de Tottori, sur les rivages de la mer du Japon (ouest de l’île de Honshû). Les rameurs de la région de Miyagi (N-E de Honshû) et les coupeurs de chaume du Kyûshû (l’île du sud), font partie du voyage. O Edo Nipponbashi, une célèbre chanson de voyage évoquant un pont sur le Tôkaidô (route reliant Tôkyô à Kyôto) est elle-même au programme.

Un concert de Sakura, ce sont aussi des chants de festivals (matsuriuta) pour danser dans les rues et qui font la part belle aux tambours Awa odori, minyô au rythme effréné appelé aussi « danse des fous », de la préfecture de Tokushima (île de Shikoku). L’éclat des tambours encore avec Yagi bushi, un autre trépidant minyô de la région de Gunma (Honshû est). La fête à l’honneur toujours avec : Miyazu bushi, un enivrant cantique chanté sur la presqu’île de Tango, au nord-ouest de Kyôto et Owase bushi, un odoriuta (chant de danse) de la préfecture de Mié. Le voyage se poursuivra avec Chakkiri bushi, un chant nouveau de Shizuoka composé en 1927, en l’honneur des coupeurs de feuilles de thé.

Au répertoire de Sakura encore, Kuroda bushi, une chanson de samouraï de Fukuoka (île de Kyûshû) et Kokiriko bushi, un chant de Toyama (Honshû nord) dédié à une divinité du panthéon shintô. Avec Yosakoi bushi, une chanson de banquets originaire de Kôchi (île de Shikoku), Sakura invite son public à découvrir les tendresses d’un moine pour une belle. Pour finir, un chant très exotique de 1910: Gion kouta, un ryûkôka (litt. « chanson à la mode »), emmènera le public dans les quartiers des plaisirs de Kyôto, sur les pas des amours malheureuses d’une geisha de Gion…

Véritable encyclopédie musicale de la culture folklorique japonaise, certains des chants de danses qu’interprètent Sakura sont si entraînants et leurs mélodies si universelles, que le public occidental en scande la mesure en battant des mains. Pour cette année de commémoration exceptionnelle, le musée Guimet et Sakura invitent le public lors de la Nuit des musées, à célébrer au sein de ses collections permanentes, un joyeux voyage musical à travers toutes les régions du Japon…

Renseignements pratiques :

Dates: samedi 17 mai 2008

Horaires 19h à 00h30 (dernière entrée du public à 23h45)

Entrée gratuite

Président du musée: Jean-François Jarrige, membre de l’Institut

Standard: 01 56 52 53 00

Parcours individuel d’aide à la visite gratuit et spécialement conçu pour la Nuit des musées (dépliant en couleurs trois volets, signalétique spéciale devant les oeuvres)

Service culturel et pédagogique: tel : 01 56 52 53 45/49 ; fax : 01 56 52 54 36 -resa@guimet.fr

Musiques et chants traditionnels du Japon avec l’ensemble Sakura :
Trois voix de femmes japonaises et instruments : Fumie HIHARA au shamisen (luth japonais et chants), Nobuko MATSUMIYA au koto (cithare japonaise et chants) et Emiko OTA, au taiko (tambour japonais et chants). Trio constitué en 2003, Sakura est le seul groupe au monde dont le répertoire couvre toutes les régions de l’Archipel. http://www.minyo.info/

Auditorium du musée Guimet : Renseignement au 01 40 73 88 18

Site internet : www.guimet.fr

Mercredi 14 Mai 2008 - 12:43
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