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La Sainte Victoire

Le 2 décembre 2009




La Sainte Victoire
"Xavier Alvarez est un petit architecte d’Aix-en-Provence en recherche perpétuelle de reconnaissance sociale. Il s’est fait tout seul et prospère, mais ne parvient pas à décrocher de gros marchés publics pour assouvir ses rêves de grandeur.Il décide donc de se lancer corps, âme et biens dans la campagne de Vincent Cluzel, le candidat outsider à la mairie, persuadé qu’il renverra l’ascenseur en cas de victoire.
À force d’énergie et de ruse, il parvient à discréditer le favori et à faire élire son protégé. Mais leur amitié sincère, nouée dans la conquête du pouvoir, se heurte alors aux limites des intérêts et de l’ambition."



Retrouvailles
La Sainte Victoire marque la seconde collaboration de Clovis Cornillac et Vimala Pons, qui s'étaient déjà donnés la réplique dans Eden Log.

Par Toutatis !
La Sainte Victoire signe la première rencontre, sur grand écran, de Christian Clavier et Clovis Cornillac, qui se sont succèdés dans le costume d'Astérix.

Jouer un homme politique
Christian Clavier explique la façon dont il s'est glissé dans la peau du député Vincent Cluzel : "Je l'ai abordé en essayant d'être le plus proche possible d'une forme de réalité liée au type de milieu dans lequel il vit. Cet homme souhaite mettre certaines idées en application et doit les confronter à son ambition personnelle mais également à la conquête du pouvoir. Il est intéressant de réfléchir à ces choses-là. Cluzel est confronté à un principe de réalité. Je suis toujours intéressé lorsque les personnages sont confrontés à un principe de réalité. C'est ce qui fait la qualité de l'écriture de Favrat. Tous ses personnages sont confrontés à un principe de réalité. Ce ne sont ni des utopies ni des fantasmes."

"La Sainte Victoire" par Clovis Cornillac
"Ce film est un thriller politique avec des enjeux, mais parler seulement de politique serait réducteur", explique l'interprète de Xavier. "On a tous connu des gens obsédés par cette envie de réussir et, à défaut de toujours partager cette philosophie de vie, on peut au moins comprendre la puissance de leur désir."

Créer des personnages de politiciens
Pour faire naître les politiciens du film, à commencer par Vincent (Christian Clavier), François Favrat a pu approcher de vrais hommes politiques, qu'il a suivis avec une caméra, ce qui lui a permis de repérer les lieux où ils travaillent, et découvrir leurs rapports avec les journalistes. Le réalisateur s'est également entouré de journalistes politiques, à qui il a pu faire lire un premier jet du scénario.

La forme au service du fond
"Formellement, j'ai suivi l'évolution du rapport entre Vincent et Xavier. Dans la première partie du film, comme dans une amitié naissante, les choses sont légères, on fait connaissance, la musique est entraînante, des pointes d'humour nous font sourire, les mouvements de caméra, élégants et fluides, expriment l'harmonie du rapport entre ces deux hommes", raconte François Favrat. "Puis, au fil de la tension qui s'installe entre Xavier et Vincent, mais aussi par ricochet entre les autres protagonistes, les plans sont de plus en plus rapides, le montage plus cut et heurté, les mouvements de caméra plus saccadés et tendus. Mon idée était de retranscrire le côté inexorable du piège qui va se resserrer autour des personnages."

Pourquoi ce titre ?
"Au-delà d'un clin d'oeil à la montagne située près d'Aix-en-Provence, région colorée et lumineuse où se déroule l'action, le titre propose une double lecture qui, à mon sens, résume parfaitement la thématique du film : faut-il être prêt à tout pour réussir quitte à se compromettre ou à vendre son âme ? Ou la victoire se doit-elle d'être atteinte en restant intègre ? Chacun de mes personnages est construit autour de ce dilemme : "Qu'êtes-vous prêt à perdre pour gagner ?"", explique le réalisateur François Favrat.

Thème récurrent
Comme Le Rôle de sa vie, La Sainte Victoire s'articule autour de la fascination d'une personne pour une autre : "Il semble que ce soit un thème récurrent dans mon travail. Il liait deux femmes dans Le Rôle de sa vie, il relie deux hommes dans La Sainte Victoire", explique François Favrat. "Une part du film explore la relation complexe entre ces deux hommes où l'intérêt se mêlant à l'amitié, ils se retrouvent vite dans un rapport de méfiance, puis de trahison."

Deuxième tour
La Sainte Victoire est le deuxième long métrage réalisé par François Favrat, après Le Rôle de sa vie (2004).

La Sainte-Victoire sur Sarlat
Clovis Cornillac a remporté le Prix d'Interprétation Masculine à la 18ème édition duFestival du film de Sarlat. Le film empoche également le Prix de la meilleure production.

Mardi 24 Novembre 2009 - 18:33



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