Connectez-vous S'inscrire

Le bio, c'est presque deux fois plus cher !




Le bio, c'est presque deux fois plus cher !
Ceux qui trouvent le bio hors de prix seront confortés par cette étude. Contrairement au discours officiel d'un prix supérieur de 20 à 30%, les produits bio coûtent en réalité 72% plus cher que les produits conventionnels correspondants. Ce sont en tout cas les conclusions d'une enquête menée par le magazine spécialisé Linéaires dans son édition de novembre.

Le magazine a comparé les prix de plus de 600 "produits conventionnels et bio. Les produits bio coûtent 72% plus cher que les produits conventionnels correspondants, contrairement à un discours officiel avançant un prix supérieur de 20 à 30%, selon une enquête menée par le magazine spécialisé Linéaires dans son édition de novembre. Le magazine a comparé les prix de plus de 600 "produits conventionnels et bio strictement comparables en termes de marque, de recette, et de format/conditionnement" dans quatre enseignes, Leclerc, Carrefour, Intermarché et Géant Casino parmi, "les plus impliquées dans la vente de bio", notamment via leur offre de produits de marques de distributeurs.

Riches consommateurs et pénurie
Les relevés de prix ont été réalisés à Rennes entre le 8 et le 12 octobre. "Manger bio coûte en moyenne 72% plus cher", conclut cette enquête. De son côté, la directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, interrogée par le magazine, indiquait : "entre 20 et 30% plus cher, c'est bien ce que me disent les responsables des enseignes à chaque fois que je les rencontre". Près d'un produit sur trois "dépasse les 90% de différentiel", indique Linéaires. Par catégories de produit, la charcuterie et le traiteur bio coûtent 95% de plus, les fruits et légumes 90%, l'épicerie sucrée 74%, l'épicerie salée 73% et la crémerie 57%.

Selon Yves Marin, fondateur du cabinet de conseil en distribution Dashkoma interrogé par Linéaires, la différence de prix s'explique de plusieurs manières: "les enseignes positionnent l'offre bio en se posant la question: Quel prix le client est-il prêt à payer ?. Et en l'occurrence le bio touche une clientèle urbaine, âgée et CSP+ (aisée, NDLR), qui n'est pas très regardante sur les étiquettes", estime-t-il. Par ailleurs, "les prix du bio reflètent l'inadéquation de l'offre et de la demande. Tout le monde rame pour obtenir de la marchandise, on gère une pénurie, donc l'heure n'est pas encore au discount", indique-t-il.

Mardi 10 Novembre 2009 - 17:19



Nouveau commentaire :

sur cette page