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Le "come-back" des "Mad Men" : long time no see !


Après un an et demi d'absence, et après avoir bien failli s'interrompre pour de bon, la série culte qui conte le quotidien d'une agence de publicité new-yorkaise des années 60 revient sur les écrans américains pour une cinquième saison.



Le "come-back" des "Mad Men" : long time no see !
La longue interruption s'achève dimanche soir. Après un an et demi d'absence, le ténébreux Don Draper (Jon Hamm) et l'ambitieuse Peggy Olson (Elisabeth Moss) font leur retour sur les écrans américains, avec le début de la cinquième saison de Mad Men. Et les spectateurs de la petite chaîne câblée AMC pourront reprendre le fil de cette série déjà culte qui conte le quotidien d'une agence de publicité new-yorkaise dans les années 60 - la seule de l'histoire à avoir reçu l'Emmy de la meilleure série dramatique pour chacune de ses saisons, quatre années de suite. Avec une influence qui s'étend désormais bien au-delà du petit écran, puisque de nombreuses marques ont embrayé le pas aux "Mad Men" en surfant sur la vogue retrouvée des sixties.

La chaîne de vêtements Banana Republic a ainsi signé une collection "Mad Men", Estée Lauder a sorti une ligne de cosmétiques inspirée de la série. Et Barbie et Ken ont été relookés en 2010, à l'image de Don Draper et de sa femme Betty. Sans oublier le boom des livres sur la publicité, les exégèses sur la série et les guides sur les cocktails et la mode "Mad Men". La presse s'y met elle aussi : le magazine Newsweek a sorti lundi un numéro spécial, avec un retour à sa maquette des années 60, pour lequel même les pages de publicité ont été priées d'adopter une touche rétro.

Bras-de-fer entre scénariste et publicitaires

La série n'est pourtant pas la plus regardée d'AMC : avec une audience moyenne de 3,2 millions de téléspectateurs pour sa quatrième saison, elle est loin derrière The Walking Dead et ses 9 millions de fidèles. Mais pour la petite chaîne américaine, c'est avant tout une question de prestige. Et de même que l'influence de la série transcende le cadre du petit écran, le nombre de ses fans inconditionnels semble sans commune mesure avec le nombre de spectateurs : ils sont plus de 1,8 million à s'être inscrits à la page du fan-club sur Facebook.

Il n'empêche : la série a bien failli disparaître. Début 2011, alors que la renégociation des contrats liant Matthew Weiner, AMC et la société de production Lionsgate était au point mort, le créateur de la série avait "quitté la table des négociations", comme il l'a révélé au New York Times. Lionsgate voulait notamment diminuer les coûts de production en supprimant des acteurs et AMC souhaitait placer davantage d'écrans publicitaires dans la série, rognant d'autant la durée de chaque épisode. Au final, si le blocage a retardé la production de la 5e saison, Matthew Weiner a obtenu gain de cause, en sauvant tous ses acteurs et en obtenant un juteux salaire de 10 millions de dollars par saison. Il a cependant accepté de réduire la durée des épisodes de 47 à 45 minutes, à l'exception des premier et dernier.

Ironie de l'histoire, son combat contre les financiers faisait écho à des propos tenus sur le blog officiel de la série à ses débuts, quand il faisait le parallèle entre Hollywood et le monde de la publicité. "Je pense que la bataille entre la création et les affaires est toujours présente", affirmait-il. "Si j'ai quelque chose à dire sur le monde de la publicité et le droit d'auteur en particulier, c'est parce que je suis scénariste. Je pense que les deux activités sont très semblables. Les créatifs aiment se considérer comme des artistes. Et quand il y a de l'argent en jeu, la question devient pour chacun : qu'est-ce qui est le plus divertissant ?".

Dimanche 25 Mars 2012 - 19:47



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