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Le marché de la musique en ligne peine à atteindre l'équilibre


Selon le journal La Tribune, qui a eu accès à une étude d'Hadopi, les offres sont globalement déficitaires, mais les producteurs réussissent à s'en sortir.



Le marché de la musique en ligne peine à atteindre l'équilibre
"Le secteur de la musique enregistrée en ligne atteint tout juste l'équilibre et ne constitue pas encore un relais de croissance pour soutenir l'activité des producteurs et enrayer la baisse des investissements sur le répertoire local." Telle est la conclusion d'une étude réalisée par l'Hadopi devant être présentée la semaine prochaine mais dont La Tribune a eu accès.

Tous les acteurs ne sont pas cependant logés à la même enseigne. "Dans leur ensemble, les éditeurs de services en ligne, qu'il s'agisse de site de streaming comme Deezer ou Spotify, de boutique en ligne comme VirginMega ou des plateformes de vidéo comme Youtube ou Dailymotion, génèrent 141 millions d'euros de chiffre d'affaires, mais perdent 4,8 millions d'euros", écrit le quotidien économique. La faute à la taille du marché trop petite pour absorber les coûts fixes et aux producteurs qui demandent de forts niveaux de rémunération.

Streaming dans le rouge, majors dans le vert

Mais pris séparément, les offres de téléchargement payantes situées hors de France (comme iTunes, situé au Luxembourg), soumis à une TVA à 6% sont bénéficiaires et ont un chiffre d'affaires de 57 millions d'euros. Mais les plateformes installées en France, soumises à une TVA à 19,6% sont déficitaires. "Les pates-formes de streaming gratuites sont également dans le rouge, à 3,8 millions d'euros" continue La Tribune. Tout comme le streaming payant, qui génère certes 6,3 millions d'euros de recettes mais perd de l'argent. "La situation devrait s'améliorer à mesure que le marché se développe", explique le quotiden.

Les grandes majors du disque, comme Universal Music Group (Vivendi), Sony Music ou encore EMI, tout comme les indépendants (Atmosphériques, Pias...), cependant, "sortent la tête de l'eau". "Ils ponctionnent en effet 79 millions d'euros de revenus, soit plus de la moitié des recettes globales de la musique en ligne. Ce qui leur permet d'être légèrement rentables avec un résultat de 4,6 millions d'euros", ajoute La Tribune.

Et pour améliorer ces résultats, l'étude suggère de diversifier les offres afin de toucher de nouveaux clients.

Samedi 21 Janvier 2012 - 00:15



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