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Le regard de Sepideh Farsi

Sortie le 6 décembre 2006





SYNOPSIS : En apprenant qu'il est sur le point de perdre la vue, Esfandyar, un expatrié iranien vivant à Paris, décide de rentrer chez lui après vingt ans d'absence. Confronté à son passé, il est forcé de vivre des retrouvailles lourdes de sens. Avec son père mourant, mais aussi avec son ancien amour, Forough, ayant depuis épousé le père d'Esfandyar. Entre les intrigues liées à son passé politique et ses conflits amoureux, Esfandyar a beaucoup de comptes à régler avant de sombrer dans le noir.

Réalisé par Sepideh Farsi
Avec Hamid-Reza Danechvar, Fariba Kossari, Behnaz Jafari


Sepideh Farsi a commencé sa carrière de cinéaste par des documentaires, dont le récompensé Homi Sethna, filmmaker (prix FIPRESCI au Festival de Bombay en 2000). Le Regard a concouru au Festival international de Rotterdam et participé à plusieurs autres festivals : Brisbane, Shanghaï, le Festival Coréen de Jeonju ainsi que les Rencontres internationales Paris Cinéma.

Le film de Sepideh Farsi (d'origine iranienne), métaphore de la vie politique contemporaine en Iran, est fortement censuré dans ce pays. Pendant les huit années de présidence du réformateur Mohammad Khatami (1997- 2005), le gouvernement iranien s'était ouvert un peu plus au monde occidental, en autorisant la diffusion de films occidentaux dans les cinémas et à la télévision, tout en maintenant une forte censure. Après l'élection de l'ultra conservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2005, tout est à refaire. Le gouvernement d'Ahmadinejad a renforcé la censure en interdisant "la distribution et la projection de films étrangers qui font la propagande des idées laïques, féministes, libérales, nihilistes et dénigrent la culture orientale", selon le Conseil suprême de la révolution culturelle du gouvernement iranien.

C'est la troisième fois consécutive que la réalisatrice retrouve le producteur Javad Djavahery, qui avait déjà produit ses deux premiers longs métrages : Le Voyage de Maryam (2003) et Rêves de sable (2005). Cependant, pour Le Regard, il est aussi scénariste.

Le héros du film a beaucoup de similitudes avec la cinéaste. Tout comme lui, elle vit à Paris depuis de nombreuses années. Ils sont entre deux pays, deux identités culturelles. Selon la réalisatrice, "de loin, on voit des choses que l'on ne voit pas de près. C'est évident que ma vision ne ressemble pas à celle des Iraniens qui vivent au pays". A travers le héros de son film qui retourne en Iran après vingt ans d'absence, Sepideh Farsi se centralise sur ce regard, le dernier qu'il portera sur ce pays avant de sombrer dans le noir.

Samedi 11 Novembre 2006 - 01:12
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