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Le retour des garçons soul aux yeux bleus


Soul. Les filles marquent légèrement le pas. Les garçons prennent la relève. Eux aussi blancs de peau et fous de musique noire.



Le retour des garçons soul aux yeux bleus
Eli Paperboy Reed n'a pas tout à fait la profondeur et la sensibilité d'Otis Redding, mais il s'en sort plus que bien. Cheveux en banane décoiffante, costards rétro flashy, le jeune homme de Boston a déjà un peu de bouteille.

Deux albums sur un label indépendant, et ce troisième Come and Get It, destiné à une carrière internationale. Cuivres et guitares à la Stax, le son sent les sixties. L'énergie du garçon dispense de toute impression nostalgique. C'est efficace et commercial, à la limite du brillant. Le producteur du disque, Mike Elizondo, était jusqu'ici surtout connu pour avoir travaillé avec Eminem, Pink ou Gwen Stefani.

Le terme blue eyed soul (soul aux yeux bleus) avait été inventé au milieu des années 1960 pour désigner ces chanteurs blancs qui interprétaient du r'n'b. Le phénomène est essentiellement britannique, et surtout masculin. Hormis Dusty Dpringfield, les stars étaient Tom Jones, Eric Burdon, le Spencer Davis Group...

Le missile Amy Winehouse a entraîné dans sa foulée plein de filles blanches aux voix noires. Le retour de blancs-becs gorgés de soul millésimée est donc logique. Mais cette fois, ces garçons sont surtout Américains.

Mayer Hawthorne, 29 ans, l'autre chanteur qui monte dans ce registre, est originaire du Michigan. Moins sexy qu'Eli Paperboy avec ses grosses lunettes à la Buddy Holly, il joue dans un registre plus retenu et plus sensible, avec une voix de tête qui peut agréablement glisser dans les aigus. Le son est moins daté, les arrangements musicaux plus personnels. Mais les deux écoutes sont recommandées, ne serait-ce que pour reconnaître à la nouvelle blue eyed soul une encourageante diversité.

Lundi 3 Mai 2010 - 13:56



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