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Les Doors, c'est pas encore the end


L'avant-première de "When you're strange", le génial documentaire de Tom DiCillo sur les Doors, rempli d'images inédites et de révélations et raconté par Johnny Depp, c'était mardi soir à Paris, suivie d'une soirée tribute très branchée au Bus Paladium. Planant !



Les Doors, c'est pas encore the end
Il y avait eu le fameux "The Doors" d'Oliver Stone avec Val Kilmer en 1991, 20 ans après la mort de Jim Morrison. Et depuis plus rien. Jusqu'à aujourd'hui, presque 40 ans après. "When you're strange", le documentaire du cinéaste américain Tom DiCillo -auquel Johnny Depp, s'il vous plaît, prête sa voix pour le commentaire- sort le 9 juin en France. Mais l'avant-première, c'était mardi soir dans un cinéma du XXe arrondissement de Paris. Une salle pour les invités -journalistes et happy few- et une autre pour les fans. Les vrais, ceux qui avaient payé leur place pour voir les images avant tout le monde. Là, ambiance survoltée, le public vibrant et reprenant les chansons tout au long de l'heure et demie de projection.

Retour à la première salle où le batteur des Doors en personne, John Densmore, était venu nous présenter le documentaire, nous livrant même une anecdote sur Jim Morrison. Celle du chanteur arrivant un jour chez lui déprimé. Densmore lui conseille de mJim Morrison, des Doors, filmé en 1970 par Paul Ferraraonter sur la colline pour admirer la vue sur Los Angeles. Jim revient enchanté et sort un papier de sa poche. Densmore y découvre les paroles de leur futur tube "People are strange". "J'ai alors réalisé qu'il venait de transformer sa tristesse en art." Autre précision de taille, de la part de Tom DiCillo cette fois : il n'y a aucun acteur, toutes les images sont des archives tournées de 1966 à 1971, la mort de Morrison à Paris à 27 ans. Il fait bien de nous prévenir, tout commence par ce film expérimental incroyablement prémonitoire tourné en 1970 de Morrison conduisant en plein désert et écoutant la radio... qui annonce sa mort à Paris à 27 ans.

De l'inédit et de l'anthologique

Et nous voilà plongés dans les sixties pour (re)découvrir l'un des groupes de rock les plus mythiques. Mais cette fois avec une ribambelle d'images inédites et de révélations, et en toile de fond cette Amérique partagée entre la libération hippie et le conformisme aux moeurs. Fondés en 1965, les Doors (nom tiré d'un poème de William Blake) décollent vite, très vite. Les concerts légendaires et enregistrements grandioses se suivent et ne se ressemblent pas. Nourri de musique, d'alcool, de drogue et de sexe, Morrison est de plus en plus à l'aise à chanter sur scène autant qu'en poète. Tantôt éblouissant, tantôt amorphe, furieux ou étrange, mais toujours monumental, il assure le show... ou pas. Ses acolytes le repêchent toujours. Même après ce concert où il sera accusé d'atteinte à la pudeur et condamné à la prison. Réfugié à Paris, on le rThe Doorsetrouvera mort dans sa baignoire après une soirée alcoolisée en 1971... à 27 ans. 27 ans comme Janis Joplin, comme Jimmy Hendrix, comme Kurt Cobain et Brian Jones.

On ressort en ayant eu l'impression d'avoir assisté à un concert des Doors. Voire à plusieurs. En se disant que l'illustre "sexe, drogue et rock'n roll" n'a jamais été aussi bien incarné. En se demandant pourquoi on n'a pas récupéré le dernier album qu'on a prêté il y a des années à Jojo. Et avec l'envie irrépressible de foncer réécouter le 1er qui est bien au chaud à la maison. Seulement on a rendez-vous au Bus Paladium... pour une soirée tribute. Au menu : Arthur H, Izia, Amandine Bourgeois ou encore Camille Bazbaz se déchaînent en reprenant tous les tubes des Doors. So strange !

Mercredi 2 Juin 2010 - 20:31



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