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Les dessous des Victoires de la musique



Alors que France 2 s’apprête à retransmettre les 25ème Victoires de la Musique, TéléCinéObs met en lumière les ombres qui planent sur l’organisation de l’événement audiovisuel et les récompenses qu’il décerne.

Les absents ont toujours tort aux Victoires
Difficile de comprendre comment se déroule le scrutin puisqu’il est impossible d’obtenir le règlement de ces Victoires. En quelques clics, on dénichera toutefois sur internet le règlement officiel de la 22ème édition qui stipule : “Le vote de l’Académie en un seul tour permet d’arrêter la liste des finalistes qui sont les quatre premiers en nombre de suffrage”.

Jusque là, rien à redire, mais “En cas de refus de participer d’un nommé, le Conseil d’administration de l’académie des victoires de la musique se réserve la possibilité de l’exclure de la liste des nominations, et de retenir à sa place l’artiste suivant en nombre de voix”, rapporte Sophie Delassein.

Autrement dit, le vainqueur n’est pas forcément celui qui à le plus grand nombre de voix, ni le plus de talent. Un artiste en tournée, ou un Jean Ferrat préférant rester dans sa montagne plutôt que de chanter à la télé, ne recevra pas la précieuse récompense, au mépris des professionnels qui l’ont pourtant élu.

Ces grands oubliés qui n’entrent pas dans le moule
La très sérieuse Académie des Victoires de la Musique, subventionnée par une foule d’organismes (Sacem, Adami, etc.) dépend de ce prime time télévisé auquel elle est entièrement soumise. Ainsi il faut être non seulement présent mais “télégénique” et “contrôlable” pour y avoir droit de cité.

Quid de Brigitte Fontaine avec son poignant “Prohibition”, de Mylène Farmer qui a rempli la bagatelle de deux Stades de France en 36 dates, et de Miossec fer de lance de la scène rock française ? Quant à Mano Solo et Lhasa, ils auraient mérité un trophée de leur vivant au lieu de l’hommage post-mortem de rigueur.

Les dessous des Victoires de la musique




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