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Les regrets d'Hillary Swank après son voyage à Grozny




Les regrets d'Hillary Swank après son voyage à Grozny
Hillary Swank "regrette profondément" de s'être rendue à Grozny. Elle a expliqué en cette fin de semaine qu'elle ignorait les accusations portées contre Kadirov, le président tchétchène, alors qu'elle avait été conviée à son 35e anniversaire, et elle a mis en avant son "ancien et profond engagement pour la défense des droits de l'homme". Tout comme elle, d'autres célébrités avaient fait le voyage, dont l'acteur Jean-Claude Van Damme et le chanteur Seal ; et cette présence, rémunérée, de nombreuses stars avait été dénoncée par des organisations de défense des droits de l'homme qui leur avaient reproché de participer à une opération de propagande orchestrée pour Kadirov, président soutenu par Moscou de la Tchétchénie.

Au printemps dernier, c'est un match de football organisé pour l'inauguration du nouveau stade de Grozny qui avait déclenché une polémique similaire. Plusieurs grands noms du football, dont l'Argentin Diego Maradona et le Portugais Luis Figo, s'étaient rendus en Tchétchénie. L'ex-international français Alain Boghossian, adjoint de Laurent Blanc à la tête de l'équipe de France, avait lui aussi fait le voyage.

"Affirmer qu'elle ne savait pas est risible"

Mais les regrets exprimés par Hilary Swank n'ont pas eu l'air de convaincre la Fondation des droits de l'homme (HRF), qui affirme lui avoir envoyé une lettre pour la mettre en garde, dix jours avant la fête. "Affirmer qu'elle ne savait pas est risible", a assuré dans un communiqué Sarah Wasserman de la HRF. Avant de s'interroger : "La question, c'est: Que va faire Swank avec l'argent taché de sang que lui a donné Kadyrov?". Réponse de l'actrice, par le biais de sa porte-parole : l'argent ira à des associations caritatives. En intégralité.

La porte-parole de l'actrice, Carrie Gordon, a également expliqué dans un courrier électronique que l'intention d'Hilary Swank était d'assister à l'inauguration d'un complexe résidentiel et commercial, "qui lui avait été décrit comme un symbole d'espérance pour le peuple tchétchène". Mais "quand elle est arrivée, les organisateurs lui ont demandé de souhaiter bon anniversaire au président", ajoute-t-elle. "Comme elle ne voulait pas être incorrecte, elle s'est vu obligée d'accepter".

Samedi 15 Octobre 2011 - 19:38



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