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Les silences du palais en DVD

Disponible depuis janvier 2005 - 29, 99 Euros


Il y a dans ce film délicat et têtu de quoi largement bouleverser les sens. D'abord parce qu'on y voit l'invisible: la vie de ces femmes, mi-maîtresses, mi-esclaves, claquemurées pour la vie dans la solitude d'un palais arabe.



L'HISTOIRE : Alia, 25 ans, n’en peut plus de chanter dans les mariages. Après l’humiliation de ce énième gala elle exprime le dégoût de sa vie et une révolte sourde contre Lotfi, qui partage sa vie depuis dix ans sans l’avoir jamais épousée et lui refuse, une fois encore, de garder l’enfant qu’elle porte. L’annonce de la mort du prince Sid Ali, un ex-bey, la replonge brutalement dans son passé. A l’occasion des obsèques, elle revisite le palais de son enfance et de son adolescence, où elle est née d’une mère servante et d’un père inconnu… qui pourrait être le prince.

L'AVIS : Il y a dans ce film délicat et têtu de quoi largement bouleverser les sens. D'abord parce qu'on y voit l'invisible: la vie de ces femmes, mi-maîtresses, mi-esclaves, claquemurées pour la vie dans la solitude d'un palais arabe. Surtout, Moufida Tlatli a trouvé le bon fil pour tisser son film: la musique. Sa voix sublime va en effet constituer pour Alia l'unique chance de salut. Et c'est un autre bénéfice du film que ce voyage qu'il propose dans l'art du chant arabe, soutenu par le luth, les tambourins et parfois, les mélopées d'Oum Kalshoum retransmises par la radio.

Réalisé par Moufida Tlatli. Avec Sami Bouajila, Amel Hedhili, Hend Sabri... Film franco-tunisien. Durée : 2h 7min DVD distribué par I.D.E.

BONUS :


- Interview de la réalisatrice
- Galerie d'images
- Bandes annonces
- Filmographies

Moufida Tlatli a étudié le cinéma à l’I.D.H.E.C. (Paris) en 1968. Script-girl puis directrice de production à l’O.R.T.F. (Paris) jusqu’en 1972, elle devient chef-monteuse de plusieurs films de longs et courts métrages tant en Tunisie que dans d’autres pays étrangers.

Elle reçoit plusieurs fois le prix du meilleur montage aux Festivals de Carthage et de Ouagadougou pour " Aziza " de A. Ben Ammar, « La mémoire fertile » de M. Khelifi, « L’ombre de la Terre » de T. Louchichi et « La fête du cinéma » de F. Boughedir.

« Les silences du Palais » est son premier long métrage. [

LA BIOGRAPHIE DE SAMI BOUAJILA

Formé au Conservatoire Régional de Grenoble et au Centre dramatique de Saint-Etienne, Sami Bouajila fait ses classes au théâtre, où il joue Shakespeare (Roméo et Juliette), Marivaux et Koltès.

En 1991, Philippe Galland le fait débuter au cinéma en lui confiant le rôle principal de La Thune. L'acteur décroche le Prix Michel Simon et enchaîne Les Histoires d'amour finissent mal... en général (Anne Fontaine, 1993) et Les Silences du palais (Moufida Tlatli, 1994).

La consécration arrive avec Bye-bye (Karim Dridi, 1995). Battant en brèche tous les clichés liés à la jeunesse immigrée, Sami Bouajila développe un jeu subtil sous la direction d'Eric Rochant (Anna Oz), d'Agnès Merlet (Artemisia) ou encore de Jacques Maillot (Nos vies heureuses).

En 1998, il s'expatrie aux Etats-Unis le temps d'un film, Couvre-feu (The Siege) (Edward Zwick), où il campe un intégriste terroriste traqué par Denzel Washington en agent du FBI.

Avec Drôle de Félix, il connaît un succès populaire et critique. Pour autant, le comédien ne se départit pas de son exigence coutumière et apporte sa caution aux premiers longs métrages d'Olivier Jahan (Faites comme si je n'étais pas là) et d'Abdel Kechiche (La Faute à Voltaire).

En 2001, Sami Bouajila est à l'affiche de La Répétition de Catherine Corsini, et donne la réplique à Roschdy Zem et Fanny Ardant dans Change-moi ma vie de Liria Begeja. L'année suivante, il incarne un cambrioleur peureux dans Nid de guêpes de Florent Emilio Siri et tourne sous la direction de Bernard Rapp dans la comédie dramatique Pas si grave.

Lundi 7 Février 2005 - 00:00



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