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Lise Berthaud, son altiste royale




Lise Berthaud, son altiste royale
Grand frère du violon par la taille, l'alto semble toujours soumis au devoir de réserve dans la famille orchestrale. Mais dans le registre des blagues, les altistes ne sont pas les derniers à ironiser sur une réputation de parent pauvre. « À nous de le mettre en avant. Pas de musique de chambre sans alto. Et puis, son répertoire s'est beaucoup développé au XXe siècle », note Lise Berthaud.

Depuis qu'elle l'a découvert, la jeune musicienne, âgée de 28 ans, née à Bourg-en-Bresse (Ain), défend avec talent la cause de cet instrument. S'il n'a pas la brillance, la virtuosité ¯ quoique ¯ du violon, il est capable de puissance tragique comme d'une douceur noble. « Ni maigre ni mièvre », tranchait le compositeur Charles Koechlin. Autant de qualités remarquablement exploitées par Lise Berthaud au cours de son passage au Festival de Pâques de Deauville.

Depuis dix ans, l'altiste est fidèle à ce rendez-vous révélateur de futurs grands, par fidélité. Ses interprétations, cette année, de Märchen, de Robert Schumann, avec la complicité du pianiste Adam Laloum, restent un grand souvenir, heureusement capté par France Musique. Lise Berthaud préfère le direct au studio.

La jeune femme rêve de pouvoir jouer un Grancino, un alto de 1680. « Une Ferrari ! », s'exclame-t-elle, encore émue de la semaine d'essai dont elle vient de disposer. 400 000 €, le bijou ! « Si un mécène pouvait l'acquérir et me le prêter... » Ce serait royal.

Mercredi 5 Mai 2010 - 12:17



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