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Louis Bertignac - Live - Power Trio

Sortie le 27 novembre 2007


Longtemps, Bertignac s’est couché de bonne heure, au petit matin, après une nuit blanche passée à chercher de nouveaux riffs sur sa Gibson SG. “Entre minuit et six heures du matin, je suis tout seul, c’est royal.” Et il a mis au monde “Longtemps”, son nouvel album, son meilleur, le plus tendre et le plus intimiste qu’il ait composé et produit.





Ecoutez Louis Bertignac - Je joue


Notre guitar-hero, un Trésor National, n’avait pas sorti d’album solo depuis “96”, paru la même année. Entre “96” et “Longtemps”, il s’est donc déroulé neuf ans, une paye, toute une vie ou presque. “Et j’ai pas mal glandé.” Dans le langage bertignien, “glander” signifie sortir un double live (en 98), trouver la femme de sa vie, donner quelques concerts à Tahiti et au Népal, tenter de reformer Téléphone, produire l’album de Corinne Marienneau, devenir papa d’une adorable petite Lola, réaliser l’album de Carla Bruni, éclatante réussite artistique et commerciale (deux millions d’exemplaires vendus), écrire “Longtemps”, bref, en faire dix fois plus que n’importe qui, poussé par le seul moteur qui ait jamais guidé son existence: le plaisir.
“Je me suis aperçu que la vie était courte, alors je veux que la mienne soit belle, merveilleuse. Et je crois que ça me réussit plutôt de me la jouer tranquille.”

Tranquillement, il s’est donc imposé, avec le Carla Bruni et ses délicates guitares acoustiques, comme le réalisateur du moment, un parrain malgré lui de la scène “nouvelle chanson française”. “C’est drôle, quand je les croise, ils me voient comme un papy; mais moi, je les vois, eux, comme des papys: ils ont l’air très sérieux”, dit-il drôlement. A cinquante ans, Bertignac, lui, a tout d’un gamin. Un gamin facétieux et joueur (dans tous les sens du terme) qui avait passé un deal avec son amie Carla, marraine de sa fille. “Je lui ai mis le marché en main: j’accepte de produire ton album si tu veux bien écrire les textes du mien.” Marché conclu: presque toutes les paroles des chansons (sauf deux) de “Longtemps” sont signées Bruni. Et la belle italienne interprète deux duos avec lui: “Sans toi”, qui sonne comme une déchirante plainte soul à la Otis Redding et “Les Frôleuses”, ou comment un homme voit les filles, et vice-versa. Les deux autres textes que n’a pas écrit la Bruni réservant des surprises. Si Bertignac lui-même a rédigé les paroles d’”Audimat”, charge amusée et Téléphonesque contre la télévision (“on sait tout de toi et on fait tout de toi”), Raphaël Enthoven et Bernard Werber, l’auteur à succès des “Fourmis”, ont co-signé celles de la surprenante “Saga des gnous”. “ Bernard avait noirci dix feuillets. Il ne sait pas encore que je les ai réduits et que j’en ai fait une chanson”, assure t-il.

Musicalement, Bertignac est tel qu’en lui-même. A la fois d’une maîtrise totale, inspiré par les maîtres qui ont réveillé son adolescence (Hendrix, les Stones, Led Zeppelin et puis aussi Mozart, Schubert). Plus désarmé aussi, conscient de la fragilité de la vie ou de l’amour - ce qui le rend terriblement touchant -, il laisse aller sa voix dans les graves, lui qui avait tendance à la pousser vers les aigus, découvre la douceur, la tendresse, la mélancolie. Sans jamais perdre de vue ses racines rock. En écoutant le très beau “Rêver d’L” et ses plaintes d’ harmonica, on pense aux chansons folk de Neil Young; “Elle pleure” pourrait être une ballade éthérée du Jefferson Airplane; “J’ai pas l’temps”, un blues acoustique, entre Goldman et Mississippi John Hurt; “La saga des gnous” et ses rythmiques gnaouas fait écho à l’album ethnique de Page et Plant. La sereine majesté de “Longtemps”, qui donne son titre à l’album, évoque Dire Straits. Bertignac fait du songwriting à la française, puisé aux sources les plus pures.

Pour illustrer cet album plus perso que les autres, Bertignac, artiste multimédia qui avait déjà réalisé des mini-clips pour “96” et entièrement conceptualisé son site internet, s’est lâché visuellement dans le DVD. A ces douze chansons correspondent douze petits clips faits maison où l’artiste s’essaie avec talent à l’autodérision et à une mise en scène tantôt hilarante, tantôt émouvante. “J’ai joué à Doillon. J’ai filmé les acteurs que j’avais sous la main: ma femme, sublimement belle, mon bébé, Carla, moi, qui suis le pire comédien du monde.” Le résultat est à l’image de “Longtemps”, le bien nommé: un truc qui vous touchera longtemps, longtemps.

Louis Bertignac a enregistré 40 dates de sa tournée 2005-2006. Véritable fan de nouvelles technologies, il a souhaité offrir aux acheteurs de son live la possibilité de télécharger 1 live de leur choix. La Technologie permet de télécharger à partir de support physique, tout contenu audio vidéo ou multimédia moyennant adresse email active du consommateur, vérifiée en temps réel et déclenchant alors le téléchargement de contenu (fonctionne uniquement sur les dernières versions PC et MAC OS X).

Le site officiel : www.bertignac.com

CD 1

1- Rêves (Bertignac – les Visiteurs)
2- Oubliez moi (Lorsac – Bertignac)
3- 2000 nuits (Bertignac – Téléphone)
4- Je joue (Bruni – Bertignac)
5- Audimat (Bertignac)
6- Cendrillon 2006 (Bertignac – Téléphone)
7- Le matin 1 (Bertignac – Les Visiteurs)
8- Blue Suede shoes (Perkins)
9- Vas-y guitare (Lorsac – Les Visiteurs)
10- Les Frôleuses (Bruni – Bertignac / Téorama)
11- Help (Lennon – Mc Cartney
12- Ces idées là (Bertignac – Les Visiteurs)
13- Cœur ouvert (Roda-Gil – Bertignac)
14- Rendez-vous là haut (Bruni – Bertignac)
15- Rock’n’Roll ( Page – Plant – Jones - Bonham)
16- Hygiaphone (Aubert – Téléphone)


CD 2

1- Hey Joe (Roberts / ?)
2- I’m down (Lennon – Mac Cartney)
3- Dead flowers (Jagger – Richards)
4- Jumpin’ Jack Flash (Jagger – Richards)
5- Helter Skelter (Lennon – Mc Cartney )
6- Midnight Rambler (Jagger – Richards)
7- Won’t get fooled again (Townshend)
8- Sous la pluie (Bruni – Bertignac)
9- Téléphomme (Aubert – Téléphone )
10- Ça, c’est vraiment toi (Aubert – Téléphone)
11- Un autre monde (Aubert – Téléphone)

Lundi 20 Novembre 2006 - 22:05
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