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Ludéal - "Allez l’amour"




Ludéal - "Allez l’amour"
Parfois, un disque laisse pantois. Fin 2007, la critique reste bouche bée devant le premier album de Ludéal. Talent d’écriture, richesse de la voix, fulgurance des images... les superlatifs pleuvent. C’est ce qu’on appelle un succès d’estime.

Deux ans plus tard, il est de retour. Mais le rocker s’aventure dans un territoire plus diurne. Il a voulu un disque "plus généreux, plus transparent, mais conservant une part d’onirisme." Ludéal appartient à cette lignée qui, dans les rayons des bibliothèques savantes, a toujours cherché l’ensorcellement par le verbe, les fulgurances de la poésie, l’éblouissement du mot. Et, en même temps, il sait les raccourcis brillants qui font les grands singles, comme Allez l’amour qui donne son titre à l’album. L’évidence pop et un je ne sais quoi de cérébral !

Ludéal a longtemps tardé avant de plonger dans la musique. Pas de diplôme, des petits boulots, des hésitations, des années d’ennui… Après avoir abandonné l’anglais dans lequel il chantait "par pudeur", il a pris le temps de dompter le français pour qu’il entre dans mes chansons. "Pour les chanteurs ou compositeurs de ma génération, je crois que la langue française a toujours été un problème. Elle n’apparait pas au premier abord comme un terrain favorable au rock ou au folk. Et je ne pense pas que l’on puisse encore inventer quelque chose de tout à fait nouveau avec le français. On fait de son mieux."

Très vite après le premier album, dès l’été 2008, les nouvelles chansons sont écrites, maquettées, pré-produites. Il cherche un réalisateur pour son album, et retrouve Martin Gamet. Bassiste et batteur, celui-ci avait joué sur le premier album de Ludéal avant de rejoindre le groupe de scène de Renan Luce puis la tournée de Camille. "Avec Martin, ça a été parfait. Mes chansons avaient atteint leurs limites, il les a dépassées. Nous avons travaillé ensemble, chez lui, tranquillement."

Sensualité, désespoir, désir, nostalgie, manque, satiété... Dans ses chansons, l’amour est souvent au centre de tout. L’enjeu est sans doute là, pour Ludéal : dire dans ses chansons la réalité du cœur sans perdre l’ivresse du verbe, dire la part d’indicible que nous retrouvons tous dans nos vies amoureuses, mais sans lui enlever son mystère. "Quand j’serai KO de Souchon est un des rares exemples de la chanson française qui peut émouvoir quelqu’un comme moi, avec ma culture exclusivement anglo-saxonne, déclare-t-il. C’est ce vers quoi je tends : que des gens qui écoutent du rock puissent tendre l’oreille vers une de mes chansons sans en avoir honte."

LE QUIZZ


Jeudi 5 Novembre 2009 - 21:17



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