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MAYER HAWTHORNE - how do you do




MAYER HAWTHORNE - how do you do
On colle l’étiquette « rétro soul » à presque toutes les oeuvres contemporaines qui sonnent comme si elles avaient été enregistrées avant 1980, et Mayer Hawthorne sait bien que les modes sont d’éternels recommencements.

Mais comme l’explique ce dernier, ce qui l’intéresse n’est pas de retrouver l’esprit du « bon vieux temps », mais plutôt de créer le « bon temps présent ». Et pour des fans comme le producteur Mark Ronson, qui a déclaré, la première fois qu’il a entendu la musique d’Hawthorne : « je n’ai aucune idée de ce que c’est, du vieux ou du neuf, mais en tout cas, ça déchire ! », l’âge n’est qu’un chiffre.

Sur How Do You Do, sa première grosse sortie chez Universal Republic Records, Hawthorne prouve qu’il ne fait partie d’aucun mouvement de mode. Le son Motown classique ayant servi d’inspiration à son premier album auto-produit, A Strange Arrangement, est toujours présent sur How Do You Do, mais s’y ajoutent des sonorités rappelant la pop californienne de la fin des années 60 ainsi que le meilleur d’artistes comme Steely Dan et Chicago.

« Hawthorne débarque avec un incroyable recueil de titres soul classiques », pouvait-on lire sur Rolling.com à propos de A Strange Arrangement. Mais depuis la sortie du nouvel album, la formule a été mise à jour. La voix est plus en avant, la musique plus variée et chargée de davantage d’émotion, mais c’est toujours du Mayer Hawthorne. Et le message est un message d’amour.

Hawthorne a grandi à Ann Arbor, dans le Michigan, pas loin de Detroit. Il se souvient très bien qu’enfant, quand il était en voiture avec son père, il écoutait à la radio les airs de soul et de jazz qui ont forgé l’histoire musicale de la région. « La quasi-totalité de la meilleure musique jamais faite vient de Detroit », affirme le chanteur, producteur et multi-instrumentiste, qui compte Smokey Robinson et le célèbre trio d’auteurs-compositeurs Holland/Dozier/Holland parmi ses influences, mais s’inspire également de Michael McDonald, de Juan Atkins et de J Dilla.

Hawthorne a été producteur et musicien presque toute sa vie, mais il n’avait jamais envisagé de devenir chanteur. Pourtant, il est devenu l’une des nouvelles stars de la soul moderne et s’est produit un peu partout, récoltant au passage les éloges de Playboy, de la station radio NPR et d’Entertainment Weekly. “C’est un chanteur doué… un arrangeur d’une remarquable précision”, commentait le New York Times aux débuts d’Hawthorne.

Sur « The Walk », le premier single extrait de How Do You Do, Hawthorne incarne un homme méprisé qui se contente de dire « salut, tu m’as fait du tort » à la femme qui partage sa vie. « A Long Time » s’avère à la fois un brillant hommage au « Hey Nineteen » de Steely Dan, et une histoire complète de la ville de Detroit si chère à Hawthorne. Vient ensuite « Can’t Stop », un duo (oui, un duo) avec l’inimitable Snoop Dogg.

« C’est du Snoop comme vous n’en avez jamais entendu », déclarait Hawthorne à Billboard.com avant que les deux artistes ne se produisent ensemble au festival South by Southwest en mars dernier.

Le reste de How Do You Do offre un voyage à travers les générations et les histoires d’amour heureuses ou tristes. Des chansons comme « Hooked », « You Call Me » et « You’re Not Ready » sont dignes de bons vieux classiques, tandis que « The News » et « No Strings » ajoutent une touche de modernité au tout. L’album atteint son sommet avec « Henny & Gingerale », un hommage au cocktail du même nom, où l’esprit de fête insufflé par la musique fait penser au R&B groovy de « Got to Give It Up » de Marvin Gaye.

Snoop Dogg a dit d’Hawthorne qu’il était son artiste préféré, un compliment relayé sur Twitter par d’autres stars comme Kanye West, Justin Timberlake et John Mayer. Avec la publication de How Do You Do, ce sentiment devrait être partagé par un nombre croissant de fans, tandis qu’Hawthorne deviendra un artiste toujours plus talentueux. L’homme est venu de la soul, et il n’abandonnera jamais ses racines. Mais il y a bien davantage en lui.

« De nombreuses autres influences apparaissent sur cet album », explique Hawthorne à Billboard.com. « Beaucoup d’autres genres s’y mêlent. Et le résultat de tout ça, c’est moi. »

Mercredi 21 Mars 2012 - 16:24



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