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Malgré son succès, Susan Boyle se sent "seule et abandonnée"


La chanteuse écossaisse a confié au Daily Mail ses difficultés à se "débarrasser du sentiment d'échec" qui l'étreint, depuis son enfance. "Comment garder la barre aussi haute?", s'interroge celle qui a signé un troisième album de reprises en novembre.



Le Daily Mail a titré son interview de Susan Boyle "celle où elle se révèle comme jamais". Et pour cause, la chanteuse écossaise s'y dévoile avec lucidité, plus de deux ans après son fameux passage télévisé, dans le concours musical Britain's got talent qui lui a valu la célébrité.

Un entretien étonnant où celle que les Britanniques ont surnommé "SuBo" confesse souffrir d'une grande solitude, malgré une fortune estimée entre 11 et 18 millions de Livres Sterling et deux premiers albums vendus à plus de 14 millions de copies dans le monde. "Mon grand problème est que je me sens seule", explique-t-elle au quotidien anglais : "J'ai toujours eu peur d'être seule et maintenant, cela m'arrive. Mon père, mon oncle, ma sœur, puis ma mère, tout le monde est mort et m'a abandonnée."

Le parfum de sa défunte mère

"Quand je suis arrivée à l'audition de Britain's got talent, j'avais un tel sentiment d'échec", ajoute l'artiste de 50 ans : "Ce sentiment ne m'a jamais quitté. C'est difficile de s'en débarrasser, quand il fait tellement partie de votre vie. C'est même difficile d'imaginer qu'on puisse s'en débarrasser."

"J'ai peur que mes amis cessent de l'être après un certain temps", s'inquiète-t-elle, expliquant à quel point elle dort "difficilement" à cette seule pensée. C'est pourquoi elle préfère se reposer dans la petite maison ouvrière, léguée par sa mère défunte il y a quatre ans, que dans le manoir plus luxueux, acheté tout récemment à quelques kilomètres de Blackburn, son lieu de naissance. "Je me sens bien dans cette maison car l'énergie de ma mère y est toujours présente", raconte Susan Boyle qui confie l'y avoir déjà aperçue : "Elle ne voulait pas m'embêter. Juste me faire savoir qu'elle allait bien. Une odeur délicieuse flottait dans l'air. Peut-être était-ce son parfum?"

"Quelqu'un pour veiller sur moi"

"A l'école, on m'appelait Miss Piggy", se souvient la quinquagénaire : "J'étais hyper sensible, hyper active. Je pleurais facilement. Je m'évanouissais souvent. J'étais vulnérable." "Alors, mes parents m'ont injustement collé l'étiquette du 'handicap' pour me protéger", livre-t-elle, observant : "J'étais préservée dans du coton."

"Je me suis rebellée contre toutes ces barrières", confie-t-elle : "Mais ce n'était pas facile." "Alors, maintenant je me demande comment garder la barre aussi haute", conclut Susan Boyle qui vient de signer, en novembre dernier, un troisième album de reprises, intitulé "Someone to watch over me". Un titre à propos : en français, il signifie "Quelqu'un pour veiller sur moi".

Mercredi 14 Décembre 2011 - 19:26



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