Connectez-vous S'inscrire





TF1 News : Il y a des films importants dans une carrière, soit par exemple, parce qu'ils sont couronnés d'un prix, comme, dans votre cas, du César du meilleur espoir féminin, en 2007, avec Je vais bien, ne t'en fais pas de Philippe Lioret, soit par leur dimension internationale, comme Inglourious Basterds de Quentin Tarentino, en 2009. En quoi La Rafle est-il un film important pour vous?

Mélanie Laurent, actrice : Ce film m'a offert un rôle magnifique et la possibilité de participer au devoir de mémoire. Nombre d'enfants ont assisté aux premières, à l'issue desquelles ils ont posé beaucoup de questions. J'ai vu à quel point ils étaient touchés par cette histoire. Ce film peut servir d'exemple, d'appui pour éveiller les consciences aux problèmes d'actualité. Même si cela ne change pas radicalement les choses, cela aide pour un mieux.

TF1 News : Quel souvenir gardez-vous de cette expérience?

M. L. : Je garde le souvenir d'un tournage heureux et d'une magnifique rencontre avec Rose Bosh. J'ai fait d'autres tournages par la suite et je peux ainsi comparer, avec mélancolie. La période de promotion du film a été très riche en émotions et cela m'a fait du bien de faire d'autres choses par la suite. La Rafle ayant été un succès, le bonheur se prolonge d'avoir fait partie de ce projet.

TF1 News : On dit parfois qu'il est difficile de tourner avec des enfants ...

M. L. : Non, c'est assez facile, en fait. Quand on travaille avec des enfants, il faut se mettre à leur service. C'est-à-dire qu'à partir du moment où la prise est bonne avec eux, on la garde. Cela oblige à être très concentré. Les enfants dégagent une énergie très positive, une énergie qui nous donnait de la force.

TF1 News : Vous êtes actrice, dans La Rafle vous interprétiez le rôle de l'infirmière Annette Monod, mais vous allez bientôt passer de l'autre coté de la caméra...

M. L. : Tout à fait. Dans ce premier film, je n'aborde pas un sujet historique aussi important. Je jouerai le rôle d'une maman, aux côtés d'un enfant que je recherche activement, d'ailleurs. J'en suis à la préparation. J'ai une équipe géniale et un casting que j'aime avec Marie Denarnaud, Clémentine Célarié et Denis Ménochet qui jouait dans La Rafle (l'adjudant du camp de Beaune-La-Rolande, NDLR) mais que j'ai rencontré sur le Tarantino. Je suis très excitée par ce projet. Chaque étape de travail est hyper intense. Je vais commencer à chercher les décors. Le tournage débute en novembre. Pour l'instant, je suis sereine. Je savais que j'avais envie de passer derrière la caméra depuis longtemps. Mais je ne me le permettais pas. J'avais peur.

TF1 News : Peur de quoi?

M. L. : Je ne m'en sentais pas capable. En tant qu'actrice, sur La Rafle, j'ai vu toutes les difficultés sur le tournage, je savais à quel point cela peut être compliqué. Il faut être un chef de troupe. Et maintenant, j'ai les épaules pour le faire.

TF1 News : Vous avez pris de la bouteille, comme on dit...

M. L. : Peut-être est-ce lié à l'âge mais je ne me pose pas trop de questions, pour ne pas être trop déstabilisée. Pour en revenir à La Rafle, le tournage a été intense et fusionnel entre les techniciens et les acteurs. Je rêverais de tourner dans ces conditions-là.

TF1 News : En quoi l'expérience de La Rafle vous a-t-elle changé?

M. L. : J'ai l'impression que ce film m'a rendue plus forte, physiquement et mentalement. J'ai eu l'impression de faire mon métier à 100%. J'ai grandi avec ce film.

Mélanie Laurent : "Avec La Rafle, j'ai grandi"




sur cette page