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Melting-potes pour Yannick Noah




Le moins que l'on puisse dire c'est que Yannick Noah ne va pas chercher les rimes quatorze heures, pas plus que du sens dans le double fond. Les textes de son nouvel album, Frontires, sont clairs : main tendue aux opprims, respect pour les grandes figures du monde, serrage de coudes et melting-potes. Difficile de monter au filet contre un tel lan du coeur.

Mais ces bonnes intentions ne font pas forcment un bon disque. Si Angela (cri d'amour pour Angela Davis ; elle fut militante des droits civiques pour les Noirs Amricains et non instigatrice d'une comptition de tennis), chanson promise devenir un tube, tient bien la route et joue la simplicit, le reste des textes souffre d'une criture parfois pataude et d'un univers musical peu attrayant - on a connu Noah plus festif.

Une vocation/hommage l'abb Pierre ? : Cinquante-quatre, c'est l'hiver / Une voix, un bret ils sont Pierre / Un mec, son histoire qui ouvre des ailes / Vingt ans que a dure, une ide de Michel . Pas trs inspir...

Un appel la rvolte citoyenne ? : Faut pas manger sucr, pas trop gras / et pas trop sal... oh non, oh non / Faut pas rouler trop speed, pas boire le JB / et pas cloper... oh non, non, non, non, non Pas beaucoup de souffle...

Tout est avenant dans Frontires. Yannick Noah s'est voulu penseur du monde, il a oubli la lgret, la posie, la musique des mots. Le plaisir aussi peut tre une arme contre le dsespoir.

Mercredi 25 Août 2010 - 13:04



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