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Miles Kane - Colour of the trap


Y a pas à dire, dans les sixties, on savait écrire des chansons pop sexy avec les bons ingrédients. C'est cette recette mille fois plébiscitée que nous ressort avec bonheur Miles Kane sur son premier album solo. Miles Kane a commencé avec the Rascals et a été l'autre moitié des Last Puppet Shadows. Les fondamentaux sont bien là : de courtes chansons gorgées de peps, une orchestration simple mais efficace ayant laissé de côté tout artefact dans l'air du temps, le tout porté par une basse pop qui pulse à tout va. Kane est un chanteur fort convaincant. Le tout sonne avec un naturel désarmant. De la pop à l'ancienne de première qualité.



Miles Kane, on le connaît depuis déjà un certain temps. Depuis ses premiers pas au sein des Littles Flames. Puis on l’a vu se faire plaisir avec les Rascals, et s’épanouir avec Last Shadow Puppets. Aurions-nous pour autant misé sur lui ? Non. Beau gosse trop timide et pas assez grande gueule pour entretenir le mythe de sa personne, et de toute évidence trop british dans tout ce que cela a de plus cliché (dans le look et dans le son), pour sortir de la mêlée. Mais tu sais ce qu’on dit… Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis. 2011 et la sortie de son premier album solo sont l’occasion de réviser un jugement trop hâtif.

Le jeune Miles a tout juste 25 ans, et à peu près autant d’accords à sa guitare. Bon élève, il signe avec The Colour Of The Trap un album de fan boy. Tout ce que la pop et le punk comptent de plus anglais, se retrouve ici dans une joyeuse kermesse orchestrée par ses soins. On y croise donc les Jam, les Smiths… Tu les connais. Mais bien au-delà du pastiche, il y a dans ces chansons une vraie candeur. Vu son âge, c’est plutôt rassurant. Mais la classe qui s’en dégage, elle, est inexplicable. Certains en manqueront toute leur vie, d’autres l’insufflent dans chacune de leurs paroles. Miles Kane est de ceux-là.

Alors peut-être que l’on ne devrait pas. Que c’est trop tôt, qu’on devrait laisser à ces douze titres le temps de grandir (ou, à l’inverse, de perdre petit à petit leur saveur). Il n’empêche, on a tout de même envie de le dire : petit Miles deviendra grand, très grand. En attendant, ce premier pas en solitaire met l’auditeur au tapis, et lui remporte la mise.


Vendredi 3 Juin 2011 - 13:52



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