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Miro - Roader


EN CONCERT A PARIS
Le 23 mai au Zèbre de Belleville



Miro - Roader
Inclassable, indomptable et inévitable, italien d’origine sicilienne mais fréquentable, Miro pourrait être considéré comme le fils ou l’ami de personne : on peut l’aimer, le détester, mais il est difficile de lui être indifférent.

De Gian-Marco à Jean-Marc, de Miroglio à « Miro », il n’y a qu’un pas : faire de la musique est un rêve de petit garçon. En faire un métier est un projet d’adulte. Arriver à mener ce projet à terme sans concessions ni compromis a été un véritable défi. Miro a grandi avec l’idée qu’un bon artiste est un artiste libre car pire que la censure, c’est l’autocensure.

Aujourd’hui, il célèbre ses 10 ans de carrière et s’est décidé à revenir sur scène. Grand prix Félix Leclerc de la chanson française au Québec en 2001 pour La voix du Vaurien, il a su construire au fil de quatre albums et de nombreuses collaborations (Tryo, MC Solaar, Anggun, Dick Rivers, Charlélie, Monsieur Melon) un véritable kaléidoscope musical sans frontière : de la pop parfois rock en français dans le texte mais surtout funky (étiquette qu’il s’est lui-même collée à la peau pour se moquer… des étiquettes ! C’est ça être funky).

En 2008, l’indomptable de la chanson française devient un homme des bois. Entre Tunis, Paris, Milan, il déménage son studio dans la campagne normande. L’homme qui parle à l’oreille des ânes a peu d’humains comme amis et aspire à une vie hors du temps. Il aime sculpter pour d’autres artistes dans son studio où il exerce ses talents de producteur quand il n’est pas on the road again. Chez Miro, tout est bio (0% corruption), spontané, souvent improvisé, inventif, ressenti plus que raisonné Roader est une cavale, un road movie musical : Miro, l’auteur de « Billy the funkyman », l’indomptable de la chanson française fuit la jungle urbaine et devient homme des bois en Normandie et un intraçable avec ses amis musiciens à Milan.

Dans cet album (en collaboration avec le groupe italien 2Pigeons qu’il ramène sur scène), les claviers vintage et la production électro accompagnent désormais son phrasé groovy inimitable. Il se transforme également du hip rock moqueur puis mécanicien électro en blues garage.

L’album s’ouvre sur «Sex in the limo », premier single, un titre funky et détendu du chapeau. Une galerie de personnages défile dans le rétro et sur la platine. L’enfance bien sûr («Oh Daddy, Daddy», « Le rêve du petit garçon »), les errances sur les routes de France («La boîte à gant») ou bien les amours perdues («La fille de la chanson», «Allume-moi (version Roader)»). Dans un monde qui va de plus en plus vite, « La planète se connecte», qui porte un regard à la fois fasciné et désabusé sur les nouveaux moyens de communications, surfe sur les autobahns virtuelles.

Lundi 2 Mai 2011 - 20:26



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