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Moriarty




Moriarty
Habituellement, les artistes enregistrent un album, puis font une tournée, Moriarty fait l’opposé. Pourquoi ?

Nous ne sommes pas les premiers à tenter de sortir du schéma nouvel album/tournée. De nombreux artistes l'ont fait avant nous ! Nous n'avions pas d'idée préconçue. Il se trouve que c’est hors des studios que nous sommes allés puiser l’inspiration pour nos nouvelles histoires. Nous avons essayé de capter ces instants de tumulte de la vie d’un groupe sans leader et sans directeur : une sœur et 4 frères d’élection éreintant en tourbillon cent mille kilomètres en 3 ans à travers les hémisphères ! Nous sommes persuadés que les morceaux enregistrés après le contact avec le public sont meilleurs. Ils portent l'énergie de la scène. Nous ne voulions pas les enregistrer in vitro. Il aurait manqué quelque chose : le contact avec la vraie vie.

Les nouvelles chansons ?

Nous n’avons pas de dogme. Le morceau doit d’abord pouvoir être joué guitare-voix. C’est le squelette. Comme la chanson Decaf, née dans le bus de tournée en Allemagne et semée de ce qui se voyait par la fenêtre, écrite en Si bémol parce que le bourdon du bus était de cette tonalité. D’autres chansons sont nées de commandes, comme Isabella, jeune femme, voleuse de cœurs à la destinée romanesque et Where Is The Light ? Cauchemar de cette même jeune femme où les parents se transforment en animaux, inspirées par la collaboration avec le britannique Mike Kenny pour sa pièce de théâtre La Nuit un rêve féroce. Ou le tragiquement dansant How Many times ? écrit pour un film documentaire sur Sean Sellers, exécuté aux États-Unis en 1999 pour l’assassinat de ses parents, crime commis alors qu’il était mineur.

Le son/La scène ?

Les nouvelles chansons sont plus électrocutées que celles du disque premier, Gee Whiz But This is a Lonesome Town. Nos chants, que nous écrivons ensemble, ont grandi et muri, sur la route, chaque soir. Il nous semble qu'il y beaucoup d'amplitude, de variations sonores de chanson à chanson. Nous avons l'impression de chanter sur un grand-huit avec ces moments calme absolu, où la voix raconte une histoire simple, et où on sait que le train va chuter dans le précipice d'un instant à l'autre. Par un hasard très kerouacien, Fred Poulet est venu nous construire la maison de lumière pour y faire habiter nos chansons.

L’album ?

L'album existe: il est sur scène, chaque soir, pour le public. Sauf que, pour l'instant, il n'en existe aucune trace ! Il sera aussi la première production d’Air Rytmo le label que nous avons créé pour nous réconcilier avec notre propre lenteur d'écriture, qui nous est nécessaire. On l'enregistre « à la maison », et il devrait sortir pour le printemps 2011. Il est réalisé par Vincent Talpaert qui a récemment produit les fixations de Don Cavalli et Mustang. Nous proposons aussi tous les soirs au public de devenir souscripteur et acteur du nouveau disque.

Mardi 1 Mars 2011 - 22:05



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