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Mort de Michael Jackson : Conrad Murray donne sa version


Selon ses déclarations à la police faites deux jours après la mort du chanteur, et rendues publiques au 9e jour de son procès à Los Angeles, le médecin de Michael Jackson aurait voulu sevrer la star de sa dépendance au propofol.



Mort de Michael Jackson : Conrad Murray donne sa version
Deux jours après la mort de Michael Jackson, victime d'une surdose de propofol, un puissant anesthésiant qu'il utilisait comme somnifère, le médecin personnel du chanteur était interrogé par la police. C'était le 27 juin 2009. Aujourd'hui, alors que le docteur Conrad Murray se retrouve poursuivi pour homicide involontaire, les déclarations qu'il avait faites devant les enquêteurs viennent d'être rendues publiques, au 9e jour de son procès à Los Angeles.

Lors de cet interrogatoire le médecin donne sa version des faits ayant précédé la mort du "roi de la pop" et affirme que le chanteur était déjà un grand habitué du propofol quand il est entré à son service en mai 2009. "Il connaissait les dosages", a déclaré le médecin, précisant que le chanteur était même habitué à se l'administrer lui-même. Face à l'insistance de son patient, Conrad Murray affirme s'être résolu à lui fournir et administrer le propofol. "A quelle fréquence ?", lui demande la police. "Quasiment tous les jours", répond le praticien, qui assure cependant avoir essayé de le sevrer "trois jours avant sa mort. Je voulais qu'il dorme plus naturellement".

"J'ai pris toutes les précautions"

Il réduit alors les doses de propofol, qu'il remplace par d'autres sédatifs, avec un certain succès, selon lui. Jusqu'à la nuit du 24 au 25 juin, où le chanteur, en pleines répétitions du spectacle This is it qu'il doit donner à Londres, n'arrive pas à trouver le sommeil. "Il m'a dit : Il faut que je dorme M. Murray. J'ai ces répétitions. Il va falloir que j'annule demain car vous savez, je ne peux pas fonctionner si je ne dors pas", explique le praticien. Après avoir donné au chanteur différents sédatifs, sans succès, il finit par lui administrer le propofol, sous "surveillance".

"J'ai pris toutes les précautions, j'ai vérifié qu'il y avait de l'oxygène près du lit, l'appareil pour prendre le pouls", dit-il. "Ensuite, je suis allé aux toilettes". Conrad Murray assure être sorti de la chambre "deux minutes". Selon lui, il était alors environ 11 heures. "Quand je suis revenu, j'étais stupéfait de voir qu'il ne respirait plus", dit-il. "J'ai tout de suite cherché son pouls. Son corps était chaud, il n'avait pas changé de couleur. J'ai commencé immédiatement à faire des massages cardiaques", dit-il. Selon sa version des faits, tout en continuant les massages cardiaques et le bouche-à-bouche, il aurait appelé l'assistant personnel du chanteur pour qu'il fasse monter quelqu'un. Ne voyant venir personne, il aurait quitté la chambre une nouvelle fois pour descendre au rez-de-chaussée réclamer de l'aide. C'est alors que l'agent de sécurité Alberto Alvarez serait entré dans la maison et l'aurait suivi dans la chambre.

"J'aimais Michael Jackson"

"Je lui ai demandé d'appeler les urgences pendant que je continuais les massages cardiaques et le bouche à bouche", a déclaré Conrad Murray à la police. Il décrit ensuite l'arrivée des secours, puis l'évacuation à l'hôpital et la mort du chanteur prononcée dans l'après-midi.

Si le récit des événements recoupe ceux d'autres témoins, les heures en revanche, ne collent pas. Conrad Murray affirme que tout s'est déroulé très vite après qu'il eut découvert que le chanteur ne respirait plus à 11 heures, or les urgences ont été appelées à 12h20. Et le médecin ne dit pas un mot des nombreux appels téléphoniques passés ce matin-là entre 11 heures et midi. Rebbie, l'une des soeurs de Michael Jackson, présente tous les jours au procès, visiblement exaspérée par les déclarations du médecin, a essayé de quitter la salle, avant d'être rappelée à l'ordre par le juge. "J'aimais Michael Jackson. Il était mon ami. Il m'a fait confiance et j'ai voulu l'aider de mon mieux", a finalement assuré le praticien.

Samedi 8 Octobre 2011 - 18:23



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