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Nouvel album de Rinôçérôse - FUTURINO

SORTIE LE 08/06/09




Nouvel album de Rinôçérôse - FUTURINO
Avant d’être une identité musicale « rinôçérôse » est un duo qui prône l’expérimentation visuelle et sonore. Depuis leur début en 1994, ils sont indubitablement liés par l’envie de donner à découvrir un univers hétérophone différent dont la genèse se situe quelque part entre le Rock et l’Electro, entre l’Art Brut et le Pop Art, entre le Palais Idéal du facteur Cheval et le collage « Just What it is That Makes Today's home so Different, so Appealing? » de Richard Hamilton. Il existe une dimension iconique et pluri-artistique forte chez « rinôçérôse ». La formation tire d’ailleurs son patronyme d'un tableau d'Art Brut, peint par Gaston Duf, exposé au Musée d'Art Brut de Lausanne.

Ce dernier, malade mental était interné dans un hôpital psychiatrique d’où il peignait. Il est le créateur d’une typographie (avec accents et guillemets) bien particulière à laquelle les musiciens tiennent beaucoup.

 Les membres fondateurs de « rinôçérôse »  forment un couple complice et fusionnel à la vie comme à la scène. Génération spontanée qui poussa son premier cri à Benicassim, Patrice "Patou" Carrié (basse) et  Jean-Philippe Freu (guitare) forment un collectif protéiforme d’artistes (musiciens, programmateurs, danseurs, artistes d’art contemporain (electronic shadow).

Ils reconnaissent, avec délectation, puiser leur énergie conceptrice dans l’œuvre des Rolling Stones, des Happy Mondays, de New Order, My Bloody Valentine ou encore Primal Scream. Finalement, ils travaillent la musique comme un patchwork fantaisiste à géométrie variable.

Longtemps adeptes du pur son instrumental, ils ressentirent  après « Music kills me » (leur 3ème album) l’envie d’associer leur musique à d’autres talents. Comme Warhol,  au temps de la Factory, ils font prendre vie à leurs concepts musicaux chez eux : dans leur maison à Montpellier. Tantôt naïve, tantôt franchement radicale, la démarche artistique du groupe surprend par l’étendue de sa richesse productive. Jean-Philippe et sa dulcinée s’entourent donc de talents du rock indé anglo-saxons qu’ils choisissent au coup de cœur et font venir chez eux au bluff. Parce que la recette du duo est simple : « l’interprète invité dort généralement à la maison, on ne parle pas du titre avant d’arriver en studio, c’est important de garder une vraie spontanéité »

Ainsi en grands fans de Mark Gardener (ex membre de Ride et icône du shoegazing),  ils le contactent via myspace pour participer à ce nouveau grand projet : « Futurinô » , parce qu’ils sont comme ça « les Rinô » ils maîtrisent le procès de création artistique de A à Z. Bnann, le leader de « Infadels » , déjà présent sur le tube « Cubicle », rempile avec plaisir pour une nouvelle aventure et le voilà qui pose sa voix sur le titre « Head like a volcano », un subtil clin d’œil mélodique au British beat des sixties (the Who, the Beatles) .

Vient ensuite le tour de Ninja , la chanteuse survitaminée de « The Go team ! » et Luke Paterson le leader du groupe rock made in London « Deaf Stereo ». Voilà pour l’équipe internationale !

Mais « rinôçérôse »  s’est aussi entouré de talents forgés dans l’hexagone comme Anna Muchin, chanteuse du groupe d’indie rock de Montpellier « cobSOn » et Jessie Chaton, co-auteur du tube « D.A.N.C.E » de Justice et leader de la formation glam rock déjantée « Fancy ».  

Il faut voir en « rinôçérôse » la dimension intergénérationnelle et multiculturelle. Débarrassé des problèmes d’ego liés au « front singing », le duo peut se concentrer sur le résultat et par la sorte être aussi intransigeant qu’un chef d’orchestre. Avec la même énergie novatrice que leurs prédécesseurs de « 808 State » et leur tube « Pacific State », les membres de « rinôçérôse »  sont une véritable bouffée d’air frais dans une scène française encore trop préoccupée par ses étiquettes. Rock ? Pop ? Electro ? Peu importe, parce que « rinôçérôse »  c’est un grand coup de pied dans une fourmilière et ce n’est pas un hasard si leur talent qui génère une fougue obsessionnelle si spécifique dépasse les frontières de l’hexagone ! C’est donc sans surprise que « Futurinô », le nouvel opus, contient des hymnes tout aussi puissants que dansants. Petit tour de chauffe :
 
« Panic attack »  with Luke Paterson
Ce titre est une première puisqu’il a été enregistré en live dans un Studio londonien avec le collectif au complet. Une ritournelle obsédante qui tourne à grands renforts de boucles rock et d’accents rétro-disco. Un remède inoubliable contre les idées noires : « the dark days are gone, I can move to the sun ». On aurait tord de ne pas suivre le pas !
  
« Time machine » with Ninja
Plus besoin d’en dire plus, déjà un hit avant sa sortie, ce morceau a réconcilié tout ce que le pays compte de publicitaires, djs, leader de tendances et ayatollahs de la hype. Un hymne générationnel ?

« Mind city »
Ce titre est un retour aux sources fondatrices du duo.  D’une efficacité redoutable, cet instrumental est tout bonnement un exemple parfait de la créativité et de la richesse musicale des deux comparses.
 
« Touch me » with Jessie Chaton
Impossible de passer à côté de ce cri du cœur, primal, excessif, dansant et enjoué. Ce titre est une invitation que ne demeurera pas longtemps sans fin de recevoir.
 
« Tomorrow » with Anna Muchin
Imaginez un paysage désertique aux confins d’un esprit voyageur épris de conquêtes héroïques, une voix cristalline comme le chant des sirènes vous attire, vous vous perdez et par bonheur ce sont des accents de guitares Brit Pop qui vous ramènent à la réalité.

Jeudi 14 Mai 2009 - 23:51



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