Connectez-vous S'inscrire

Nuit blanche 2011


Populaire, exigeante et audacieuse : Nuit Blanche jouit d’un succès qui ne se dément pas. Présentation de l'édition 2011.



Nuit blanche 2011
Rendez-vous de tous les Franciliens, touristes, visiteurs et curieux de tous âges, Nuit Blanche connaît dès son lancement en 2002 un succès immédiat. Alliant art contemporain, patrimoine et déambulation nocturne, le projet artistique de Nuit Blanche fait aussitôt des émules en Europe, puis dans le monde entier. Aujourd’hui plus de vingt villes, de Buenos Aires à Singapour en passant par Toronto, Oran ou Skopje, déclinent sur ce modèle leur Nuit Blanche.

Confiée à Alexia Fabre et Frank Lamy, respectivement conservateur en chef et chargé des expositions temporaires au MAC/VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne à Vitry-sur-Seine), cette 10e édition de Nuit Blanche voit le retour deux ans plus tard de l’équipe des directeurs artistiques qui signèrent Nuit Blanche 2009. Heureux de se confronter une nouvelle fois à l’exercice, Alexia Fabre et Frank Lamy, qui avaient marqué les esprits en investissant les parcs, choisissent cette année d’aborder de nouveaux territoires de la capitale. Des Batignolles à Montmartre en passant par Pigalle, c’est le Paris des impressionnistes, des romantiques, des modernes et des surréalistes qui se voit revisité par la création contemporaine.

Nuit Blanche 2011 s’articule cette année autour de quatre emprises géographiques : • Autour de l’Hôtel de Ville, le coeur historique de la manifestation s’affirme en un pôle élargi. Au nord, trois parcours s’enchaînent autour de quartiers à l’architecture et à la population diverses, marqués par l’histoire de la modernité et, pour certains par une forte vie nocturne :

• Batignolles - Pigalle
• La Nouvelle Athènes - Saint-Georges
• Montmartre - Anvers

Conçus chacun à l’échelle de la promenade, les quatre parcours seront reliés toute la nuit par la ligne 12, partiellement ouverte de Madeleine à Porte de la Chapelle, et par la ligne 14 du réseau RATP, assurant la liaison entre le centre et le nord de Paris.

Centrée sur l’art le plus contemporain, Nuit Blanche 2011 convie plus d’une trentaine d’artistes à investir places, gymnases, jardins, cours, églises, théâtres ou écoles…

Résolument internationale, la sélection d’artistes invités fait place cette année à une génération émergente de plasticiens plébiscitée par le milieu de l’art contemporain et encore à découvrir par le grand public.

À l’Hôtel d’Albret, l’artiste français Pierre Ardouvin distille en musique sa pluie violette quand son compatriote Vincent Ganivet dresse ses arches dans la cour de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. À l’église Sainte-Marie des Batignolles, l’artiste lituanien Zilvinas Kempinas met en lévitation ses rubans magnétiques et l’Américaine Elodie Pong revisite avec humour le Pigalle des cabarets. Au coeur du quartier Saint-Georges, l’Allemande Melanie Manchot propose au public de danser tout au long de la nuit et la Japonaise Sachiko Abe déroule sa cascade de fils de papier blanc.

Parmi les autres temps forts de cette 10e édition, le public pourra également découvrir la nouvelle installation de Christian Boltanski au Théâtre de l’Atelier, « Demain le ciel sera rouge », spécialement conçue pour l’occasion sur le thème de l’oracle ; le portrait intimiste du musicien et producteur de trip-hop Tricky par le cinéaste britannique Steve McQueen à la Cigale ; le nuage de papillons de nuit du Mexicain Carlos Amorales au lycée Jacques Decour ; une installation vidéo inédite de l’artiste écossais Douglas Gordon « henry rebel drawing » à la Machine ou encore « Je suis une bombe », vidéo de l’Américaine Elodie Pong à découvrir aux trois baudets.

« Cette édition est sous-tendue par plusieurs fils rouges. Si les relations individu/collectif constituent un axe de réflexion, le Temps (la durée, l’éphémère, l’immédiat et le lointain) devient lui aussi matière, sujet des oeuvres, il devient traces et fait mémoire comme Nuit Blanche fabrique, au-delà de sa durée, des souvenirs. L’enfance, la musique, l’espace sont souvent des révélateurs pour conjurer le Temps, le ralentir, le retenir ou le suspendre, en déjouer les effets et le défier » comme le soulignent Alexia Fabre et Frank Lamy dans leur édito.

Sculptures, installations, vidéos, performances… Tout un ensemble foisonnant de créations éphémères qui métamorphose la capitale le temps d’une Nuit Blanche. Riche de très nombreuses productions, cette 10e édition de Nuit Blanche s’annonce une nouvelle fois comme un temps fort de la création contemporaine de la rentrée 2011.

Vendredi 16 Septembre 2011 - 13:15



Nouveau commentaire :

sur cette page