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Olga Kouklaki - I U NEED




Olga Kouklaki - I U NEED
Olga Kouklaki fait éclore son second album. «I U Need» est un écrin pour la féminité de plus en plus assumée de sa créatrice, où se révèlent ses talents et ses influences.

Cela prend racine dans son enfance, lorsqu’à 8 ans, l’artiste grecque entreprend des études de musique classique. Cela s’épanouit lorsque jeune fille, fascinée par la musique électronique, elle se lance dans le Djing, et de- vient une figure des clubs et bars pointus d’Athènes. Cela commence à germer à Paris, berceau d’un son qui l’attire, et où elle s’installe en 2001.

Sur son premier disque, qui sort en Angleterre en 2003, elle affirme une house deep et progressive mais se dissimule encore sous le pseudonyme de ODD.

Elle ne se dévoile que lentement, cherche sa famille artistique, commence à la trouver au sein du Label F-Com, avec lequel elle collabore comme clavier-programmateur pour le live de Jay Alanski (aka Reminiscent Drive) ou comme vocaliste sur TV Dinner, un morceau d’Avril, qui deviendra un compagnon de route artistique.

Voix icône du titre Budapest, classique disco-punk du groupe Poni Hoax, en 2005, elle mixe à la Mezzanine de l’Alcazar ou encore au Pulp, joue les claviers pour Nouvelle Vague et Bang Bang. Marc Collin, producteur de Nouvelle Vague, qui a décelé l’étendue de son talent, joue alors les pyg- malions. Avec son aide, Olga déploie enfin ses ailes musicales en composant « Getalife», son pre- mier album. L’extrait éponyme sera remixé par Black Strobe (Arnaud Rebotini) et Volga Select sur un maxi sorti en 2007 sur le label The Perfect Kiss (Pias). L’album final sort en 2008 sur le même label.

Proclamée « pythie d’une électro aussi incantatoire que langoureuse » par les Inrocks, sur une «Elec- tro pop dark dans le sillage de Jennifer Cardini ou Chloé», elle séduit et impose une « voix grave et sombre» derrière laquelle la presse s’étonne de découvrir « une petite poupée (le sens de Kouklaki en grec), à la fois timide et rieuse ».

La poupée a grandi. «I U Need», s’il est paré du sombre éclat cher à Olga, sonne aussi d’un apparat plus pop, plus visuel, résolument séduisant et accessible. Lynch, référence incontournable de l’artiste, plane encore sur ce road trip un rien post-punk, tantôt glamour avec la voix sucrée de Mélanie Pain (Nouvelle Vague) ironisant sur les clichés de la féminité, dans Sweetheart, tantôt cinématographique avec les guitares très westerns de l’instrumental Jukebox, parfois hanté, avec les nappes électro et les présences vocales hypnotisantes de Liset Alea (Nouvelle Vague) sur Hollow Lives, ou de Tim Keegan sur Who Are You.

«I U Need», parce qu’il en est gorgé, suscite le désir et fait d’Olga Kouklaki, la sirène électro de la Méditerranée.

Samedi 3 Mars 2012 - 20:31



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