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Paranoiak en DVD

Sortie le 8 mars 2008




Kale, 17 ans, habite une de ces banlieues paradisiaques où il ne se passe jamais rien, jusqu'au jour où... Seul chez lui, maître de son temps, ses journées se passent à surfer sur le web, à regarder la télé, à jouer sur sa console, à se gaver de pizzas, à reluquer en douce la fille canon qui vient d'emménager dans la maison voisine.

Une vie de rêve ? Pas tout à fait... Car Kale n'a pas le droit de sortir de chez lui. Placé sous contrôle judiciaire à la suite d'une algarade, il doit purger sa peine à domicile, et trouve chaque jour plus étouffante cette contrainte. Son seul exutoire : épier ses voisins à la jumelle, observer leurs habitudes, leurs déplacements, leurs incongruités, tenter d'en déduire leurs petits et leurs grands secrets. Et Kate, jamais à court d'imagination, prend à ce petit jeu un plaisir considérable. Mais le jeu prend soudain une tournure inquiétante, lorsque Kale et sa nouvelle copine découvrent qu'un de leurs voisins, l'énigmatique Mr. Turner, pourrait bien être... un tueur en série...


Fenêtre(s) sur cours
Disturbia est une version plus jeune du chef d'oeuvre d'Alfred Hitchcock où un héros paralysé observe ses voisins et est témoin d'un meutre. Ici, le héros est prisonnier de chez lui et ne peut sortir d'une certaine zone sous peine d'être arrété par des policiers. Le film d'Hitchcock avait d'ailleurs déjà connu un autre remake à la télévison avec Christopher Reeve, alors lui-même paralysé, dans le rôle principal.

Un projet de longue haleine
La première version du scénario fut écrite au début des années 90. Le studio qui avait mis une option dessus laissa passer la date d'expiration car, au même moment, le remake téléfilm de Fenêtre sur cour avec Christopher Reeve venait de sortir. Il fallut attendre 2004 pour que le scénario soit réécrit et vendu.

Shia LaBeouf épaulé par les grands
Ce sont les réalisateurs Steven Spielberg et Ivan Reitman qui produisent ce thriller inspiré d'un film d'Alfred Hitchcock. Steven Spielberg semble d'ailleurs suivre la carrière du jeune Shia LaBeouf avec une attention particulière puisqu'il a produit Transformers dans lequel il joue le héros pris entre la guerre des robots et qu'il jouera le fils du célèbre archéologue dans Indiana Jones 4.

Petit Shia deviendra grand
Après avoir joué les seconds rôles dans Constantine et Charlie's angels - les anges se déchaînent, c'est ici le premier rôle de Shia LaBeouf dans un long métrage, après avoir été la star de la série La Guerre des Stevens.

Un oeil rouge voyeur.

C'est le scénariste Carl Ellsworth qui est à l'origine de ce film où un jeune adolescent paranoïaque promène ses jumelles partout autour de sa maison. Des caractéristiques scénaristiques que l'on retrouve dans certains des épisodes de Buffy qu'il a écrit, mais aussi dans le thriller de Wes Craven, Red eye où une femme découvre que l'homme avec qui elle discute à bord d'un avion n'est pas ce qu'il semble être.

David Morse montre les dents
Pour interpréter le personnage du voisin, Turner, soupçonné par Kale d'être un dangereux tueur sous ses apparences d'homme modèle, l'équipe a fait appel au comédien David Morse. Célèbre second rôle du cinéma (il a joué le père aimant dans Contact, un maton dans La Ligne verte et un docteur dans la série Hôpital St Elsewhere), Morse avait la carrure et l'ambiguité nécessaire pour endosser le costume de ce protagoniste qui peut se situer indifféremment du côté du bien ou du mal. Pendant le tournage, il décida de rester en retrait et de ne pas communiquer avec ses partenaires pour préserver le mystère de son personnage.

La genèse du projet
Christopher Landon eut l'idée du scénario de Paranoiak après une soirée dans les faubourgs de Los Angeles. Il raconte : "Presque tout le monde s'extasie sur ces banlieues résidentielles aux maisons coquettes et aux pelouses manucurées. Pour ma part, je leur ai toujours trouvé un côté légèrement sinistre. En circulant de nuit dans ces rues, j'ai soudain eu l'idée d'un film où un ado, contraint de rester chez lui, commencerait à observer des choses bizarres chez l'un de ses voisins et en viendrait à le soupçonner d'être un tueur en série. La sérénité de ces banlieues bourgeoises et le sentiment de sécurité qui s'en dégage sont illusoires. En réalité, la plupart des résidents se connaissent à peine et ignorent à peu près tout de leurs voisins."

Un décor éclaté

L'action du film se déroule dans des décors réduits au minimum : trois maisons et une rue. Mais ce qui semblait simple a priori devient rapidement une gageure : "en étudiant de près nos besoins en matière de décors, nous avons découvert qu'il fallait intégrer à chaque composante du décor des paramètres très précis" raconte D.J. Caruso. Il fallait absolument trouver une maison dont la chambre réservée à Kale, au premier étage, possède des fenêtres donnant dans trois directions et soit mitoyenne des maisons d'Ashley et Turner. Finalement la production trouva l'avant de la maison de Kale à Whittier (Californie) et l'arrière à Pasadena, tandis que la chambre à coucher du héros, l'ancien bureau de son père et la cuisine furent construits aux studios Paramount.

Code-couleur
Chacune des trois maisons s'est vue attribuer un code couleur spécifique correspondant à l'ambiance voulue : un bleu froid pour l'inquiétant Turner, un beige chaud et lumineux pour la belle Ashley, du gris et du brun typiques des bungalows "Arts and Crafts" de Charles et Henry Greeene pour Kale. D.J. Caruso et son chef décorateur Tom Southwell ont mis un soin particulier à choisir également les couleurs des intérieurs, meubles, tapisseries et vitrages, pour introduire un maximum de variété dans ces éléments décoratifs qui reviennent souvent.

Mercredi 23 Janvier 2008 - 16:49
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