Connectez-vous S'inscrire

Patrick St Eloi - Zoukolexion (Volume 2)

Sortie le 15 décembre 2008


Pendant des années, il fut l’une des voix cardinales de Kassav’. Patrick Saint Eloi vogue aujourd'hui en solitaire et compte parmi les crooners les plus convaincants des Antilles.



Patrick St Eloi - Zoukolexion (Volume 2)
Tout commence un 20 octobre à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Son lieu de naissance, celui de ses premiers émois musicaux, là où sa vocation, petit à petit, creuse son sillon. Le gamin cultive sa passion en allant écouter des groupes avec ses parents, en tripotant les instruments de musiciens compréhensifs, puis en jouant ici ou là. A 17 ans, il s’envole pour Paris, terre promise qui doit lui permettre de laisser libre cours à son obsession : la musique. Après avoir mis ses mains un peu partout (guitare, batterie, percussions, basse), il commence à prendre le goût du chant.

Le groupe Venus One sera le starting block de sa carrière de chanteur. L’œil et l’oreille de Pierre-Edouard et Georges Decimus en seront le coup de pouce salutaire. Les deux gaillards à la recherche d’un jeune chanteur pour la machine à danser qu’ils sont en train de monter le repèrent. Pas de doute, se disent-ils, ce petit-là doit faire partie de l’aventure ! Ainsi naît Kassav’, ainsi démarre une nouvelle vie pour Saint Eloi qui participe au premier album de Georges Decimus. Le garçon au sourire enjôleur devient l’indispensable crooner de ce collectif au succès sidérant qui va enchaîner les Disques d’or et donner au zouk une audience planétaire.

1982 : " Mizik ce lanmou"
En marge de Kassav’, Patrick Saint Eloi, comme les autres membres de groupe, enregistre des albums sous son propre nom. Le premier, baptisé "Mizik ce lanmou" en 1982, fait l’unanimité chez le public antillais. D’autres suivent, tout autant bien accueillis (50 à 85000 ventes à chaque fois) : "Patrick Saint Eloi" (1984) avec les titres "Zouké" et "A la demande", "Bizness" avec Jean-Philippe Marthely (1986), "Bizouk" (1992), "Zoukamine" (1994), "Martheloi" à nouveau avec Marthely (1996), puis "Lovtans' " (1998). Sur ce dernier album, outre des morceaux zouk love comme "Hello dous", on peut entendre un titre intitulé "Inceste" ou encore "Rehabilitation" en hommage aux victimes de l'esclavage, des morceaux en écho aux problèmes de société.

Suit un "Live Olympia" (2000) puis "Swing Karaïb" en 2002, qu'il sort après son départ de Kassav’, motivé par le besoin de changer de vie. Les tournées incessantes ont fatigué le musicien qui aspire dorénavant à une vie plus tranquille, proche de sa famille en Guadeloupe.

Le 25 et 26 novembre, Patrick Saint-Eloi retrouve tout de même son public parisien au Bataclan.

Très imprégné du zouk qu'il a défendu avec Kassav', il avoue et revendique ses influences qui vont de la musique traditionnelle de chez lui (gwo ka) aux grandes figures du Brésil (Djavan ou Gilberto Gil notamment).

2005 : "Plezi"
Ayant définitivement tourné la page Kassav', l'artiste revient en 2005 avec un nouvel album "Plezi". Moins engoncé dans son costume de "zouk lover", il propose des chansons comme "Ni assé" sur les catastrophes naturelles ou encore "Respé", un ragga-zouk avec Didier Daly. Il enchaîne sur un "Lov'tour" en France métropolitaine et se retrouve sur la scène du Bataclan à Paris les 4 et 5 novembre.

Pour célébrer ses 25 ans de carrière, il fait paraître en 2007 un best of intitulé "Zoukolexion" sur lequel on retrouve une trentaine de titres, ses succès et quatre inédits. Le 16 juin, il se produit au Zénith de Paris pour un concert qu'il conçoit comme une fête.

Parallèlement à Kassav’ et à ses albums solos, Patrick Saint-Eloi a mis ses talents de compositeur au service des copains et copines : Edith Lefel, Ralph Thamar, Jocelyne Béroard, Tanya Saint Val.

2008 : Le chanteur revient avec le Volume 2 de Zoukolexion !

Mercredi 12 Novembre 2008 - 14:40



Nouveau commentaire :

sur cette page