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Pourquoi les ados vont adorer Hunger Games


Le premier tome de la trilogie à succès de Suzanne Collins débarque au cinéma. Une plongée réussie dans l'arène des "Hunger Games", jeu télévisé tragique où l'on s'affronte jusqu'à la mort. Scènes de combats et histoires d'"amants maudits", tous les éléments du best-seller prennent vie avec justesse.



Pourquoi les ados vont adorer Hunger Games
"50...49...48...47...". Le décompte suffit à donner la chair de poule. Dans moins d'une minute, les 24 "Tributs", candidats désignés par un hasard malheureux, entreront en scène. Dernier regard pour Cinna (Lenny Kravitz), son préparateur, et Katniss (Jennifer Lawrence) monte sur le socle qui la mènera dans l'arène. Comme elle, ils sont 23 jeunes de 12 à 18 ans, à avoir été tirés au sort pour participer à ce jeu télévisé en direct, organisé tous les ans par le Capitole, capitale de la nation Panem. Une fille et un garçon choisi dans les 12 districts qui composent le pays. Les dix dernières secondes du décompte se font dans un silence pesant. Les 74e "Hunger Games" - traduisez "les Jeux de la Faim" - peuvent commencer.

Porter à l'écran le premier tome de la trilogie de Suzanne Collins, classé plus de trois ans parmi les best-sellers du New York Times, un pari risqué, tant les attentes des fans étaient grandes, mais réussi avec brio par Gary Ross. D'entrée, le réalisateur de Pleasantville et Pur Sang : la légende de Seabiscuit plonge le spectateur dans l'atmosphère si spéciale de Panem, entre la vie rudimentaire des mineurs du District 12, un univers aux couleurs plutôt sombres, et le faste de la vie du Capitole et de ses habitants aux tenues bariolées et excentriques. Parmi ces derniers, citons Effie Trinket, hôtesse du Capitole qui vient tirer au sort les noms des participants du District 12 aux "Hungers Games" lors de la "Moisson", campée par une Elizabeth Banks méconnaissable derrière ses énormes perruques blondes et roses.

Un casting déterminant

Et quand le scénario, co-écrit par Suzanne Collins, s'éloigne un peu du livre, c'est pour insérer des éléments complémentaires, comme les coulisses de la salle de contrôle du Capitole qui coordonne les attaques contre les participants, qui permettent de faire le lien avec les tomes 2 et 3 - dont nous ne dévoilerons rien ici afin de garder tout suspense. Les fans du livre ne retrouveront pas Madge, la fille du maire du District 12, ni certains passages dans l'arène mais cela n'enlève rien à l'intrigue qui suit particulièrement le parcours de deux "Tributs", ceux du District 12, Katniss Everdeen et Peeta Mellark. Deux personnages clés du roman dont le casting était déterminant.

Jennifer Lawrence, nommée aux Oscars en 2010 pour "Winter's Bone", et Josh Hutcherson endossent à la perfection des costumes qui auraient pu être trop grands pour eux. Car contrairement aux "Harry Potter" et autres héros de la saga "Twilight", les deux acteurs manient plus habilement les différentes expressions du visage pour signifier la tristesse, la peur ou la joie. Difficile d'imaginer quelqu'un d'autre pour jouer Katniss tellement Jennifer Lawrence porte le film sur ses épaules, un peu comme l'héroïne semble porter le monde sur les siennes. Un jeu sublimé par la caméra de Gary Ross dont les mouvements, lors de la Moisson ou dans l'arène, placent le spectateur au cœur de l'action, comme s'il participait lui-même aux Hunger Games. Clin d'œil une nouvelle fois au roman, narré à la première personne à travers les yeux et les pensées de Katniss.

Triangle amoureux

Katniss et Peeta, si éloignés dans leur manière de réagir avant le début des Jeux - elle reste impassible après avoir pris la place de sa sœur tandis que lui ne cache pas ses larmes et ses angoisses - finissent par se rapprocher au sein même de l'arène. Une alchimie indéniable entre eux deux, en particulier lors des scènes dans la grotte. De quoi esquisser un début de triangle amoureux que vient fermer Liam Hemsworth, jouant Gale, le meilleur ami de Katniss resté au District 12 et donc quasiment absent du film.

Amours impossibles et compliquées, actions et histoire prenantes, le tout sans temps mort, Hunger Games a tout pour plaire à vos ados, même s'ils n'ont pas lu les livres. Mais aussi aux plus grands. Car au-delà de son aspect "science-fiction", Hunger Games renvoie à notre propre société, avide de télé-spectacle sans limite qui pourrait aboutir à de telles dérives. Il ne restera alors plus qu'une seule chose à dire : "puisse le sort vous être favorable".

Mercredi 21 Mars 2012 - 15:39



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