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Procès Jackson : l'assistant du chanteur décrit la "panique" du médecin




Procès Jackson : l'assistant du chanteur décrit la "panique" du médecin
C'était un témoignage très attendu. Il a bel et bien fourni des accusations accablantes. Au deuxième jour du procès de Conrad Murray, l'assistant personnel du chanteur a évoqué la "panique" du médecin le jour du décès de la star et sa tentative "bizarre" de récupérer des "crèmes" dans la demeure du roi de la pop, juste après sa mort. Engagé comme assistant personnel à la mi-2007 après s'est occupé de la vidéothèque de Michael Jackson Michael Amir Williams a raconté devant le jury le déroulé des événements du 25 juin 2009, jour de la mort du chanteur. La veille au soir, il avait raccompagné Michael Jackson chez lui peu après minuit, après une répétition de son spectacle "This is it". A 12h13, il reçoit un appel de Conrad Murray, alors qu'il est sous la douche. Il sort immédiatement et découvre le message du docteur: "Rappelle-moi immédiatement, s'il te plaît, rappelle-moi immédiatement. Merci". A 12h15, il rappelle le praticien, qui lui demande de "venir immédiatement" à la demeure de Michael Jackson, "qui a eu une mauvaise réaction. Fais monter quelqu'un (dans sa chambre)", lui dit-il.

"Vous a-t-il à un quelconque moment demandé d'appeler les urgences?", demande le procureur David Walgren. "Non", répond M. Williams. M. Williams est alors à son domicile du centre ville de Los Angeles, à plus d'une demi-heure en voiture du quartier où résident Michael Jackson et ses enfants. Il appelle l'agent de sécurité de la star, Alberto Alvarez, qui se trouve dans un poste de sécurité attenant à la maison. "Je ne sais pas ce qui se passe, mais il faut que tu entres dans la maison", lui dit-il, avant de s'habiller et de prendre sa voiture pour se rendre chez Michael Jackson.

Quand il arrive sur les lieux, les urgences sont sur place et descendent Michael Jackson, sur un brancard, du premier étage de la demeure, où se trouvait sa chambre. C'est là que le docteur Murray apparaît "paniqué". Contrairement à des informations qui avaient circulé dans la presse, M. Williams n'entre pas dans la chambre de la star mais s'enquiert des enfants. Il s'engouffre très vite dans une voiture, dans laquelle il met les trois enfants de Michael Jackson et leur nounou, et suit l'ambulance jusqu'à l'hôpital de UCLA, où attendent déjà les caméras.

"Il n'aurait pas voulu que les gens voient ces crèmes"

C'est à l'hôpital, après que la mort de Michael Jackson est finalement prononcée, à 14h26, que le docteur Murray s'approche de lui et lui demande s'il peut le ramener au domicile de la star. "Il m'a dit: ‘Il y a des crèmes chez Michael Jackson, qu'il n'aurait pas voulu que le gens voient. Il faudrait les récupérer'". Il n'a pas précisé en quoi consistaient ces "crèmes". Pour M. Williams, encore sous le choc de la mort du chanteur de "Thriller", la demande est "bizarre". Il s'en ouvre à Faheem Muhammad, un agent de sécurité de la star, et ils conviennent de mentir au médecin en lui disant que la police a pris les clés des véhicules. Après cet échange, M. Williams ne reverra plus le docteur Murray, selon sa déclaration. Le docteur Murray, poursuivi pour homicide involontaire, encourt jusqu'à quatre ans de prison en cas de condamnation. Michael Jackson est décédé à l'âge de 50 ans d'une surdose de médicaments, notamment d'une "grave intoxication" au propofol, un anesthésiant de texture laiteuse qu'il utilisait comme somnifère.

Le deuxième jour de débats, à la cour supérieure de Los Angeles, avait commencé avec le témoignage de Paul Gongeware, co-président d'AEG Live et promoteur des concerts que préparait Michael Jackson. Il a confirmé que le docteur Murray avait réclamé dans un premier temps 5 millions de dollars par an pour ses services, une somme "plutôt inhabituelle, beaucoup trop élevée", a-t-il dit. Il obtiendra finalement 150.000 dollars par mois. Appelée à la barre dans la foulée, l'avocate d'AEG Live, qui a rédigé le "contrat de service" entre le promoteur et Conrad Murray, a pour sa part expliqué que le contrat, après diverses modifications, avait finalement été signé par Conrad Murray le 24 juin, soit la veille de la mort de la pop star. Mais n'ayant été signé ni par AEG Live ni par Michael Jackson, il n'a jamais été effectif. "Pour ce que j'en sais, aucun paiement n'a été versé à Conrad Murray par mon client", a-t-elle dit.

Jeudi 29 Septembre 2011 - 19:17



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