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Procès Jackson : le "non" du juge au docteur Murray




Procès Jackson : le "non" du juge au docteur Murray
Le procès du docteur Murray, l'ancien médecin de Michael Jackson, commencera le 8 septembre avec la sélection du jury. L'ouverture des débats a été fixée au 27 septembre par le juge Pastor. S'il est reconnu coupable d'homicide involontaire de la mort de la star, après lui avoir injecté une dose trop forte de l'anesthésiant propofol, le docteur Murray risque jusqu'à quatre ans de prison.

Alors qu'approche la date de la première audience, la défense du médecin vient de se voir privée de la possibilité d'appeler à la barre plusieurs anciens médecins du "roi de la pop", censés venir appuyer la thèse de sa dépendance aux médicaments. Le juge Michael Pastor, qui présidera aux débats, a accédé à la demande du bureau du procureur, qui réclamait l'exclusion de la liste des témoins de six anciens médecins de Michael Jackson, parmi lesquels son dermatologue de longue date, Arnold Klein.

Michael Jackson, dépendant aux médicaments ?

Dans des documents présentés lundi devant la Cour supérieure de Los Angeles, les avocats du docteur Murray, Edward Chernoff et Nareg Gourjian, affirmaient que le Dr Klein "avait administré de nombreuses injections de (l'analgésique) demerol à M. Jackson sans raison médicale" et que le chanteur "était devenu dépendant physiquement et psychologiquement au demerol". "Je ne pense pas que ce soit pertinent", a tranché le juge Pastor, qui a également écarté du procès cinq autres médecins et toute référence aux médicaments que les autorités avaient trouvés en 2003 lors de perquisition dans le ranch californien de la star, alors qu'il était accusé de pédophilie.

Cela n'apporte "absolument rien" d'utile pour comprendre les événements survenus au moment de la mort de la star, le 25 juin 2009, a estimé le juge. Me Edward Chernoff estimait au contraire que les témoignages des médecins auraient permis de démontrer que Michael Jackson était "dépendant au demerol et essayait de se sevrer", un élément "important pour notre défense".

Le juge a en revanche autorisé l'appel à la barre de deux autres médecins, Allen Metzger et David Adams. Selon la défense, le chanteur aurait demandé le 18 avril 2009 au Dr Metzger de lui administrer un somnifère en intraveineuse, ce que le praticien aurait refusé. Le docteur Adams a pour sa part administré à la pop star du propofol à quatre reprises en 2008, quand le chanteur s'était fait opérer des dents. C'est ce médecin qui avait affirmé à la police que Michael Jackson était tellement habitué au propofol qu'il l'appelait son "lait". Le juge Pastor a également accepté de faire témoigner Cherylin Lee, une infirmière qui avait soigné Michael Jackson en 2009. Elle avait déclaré aux enquêteurs que la star se plaignait de troubles du sommeil et lui avait demandé si elle, ou quelqu'un de sa connaissance, pouvait lui fournir du propofol.

Mardi 30 Août 2011 - 15:37



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