Connectez-vous S'inscrire

REEAD - Nobody’s innocent




REEAD - Nobody’s innocent
"Nobody’s innocent" fait partie de ces choses de la vie qui suscitent la curiosité ou l’envie puis vous emmènent jusqu’au désir et à la colère.

Après le buzz médiatique créé autour de ces premiers singles, dont Rewind et Baby qui furent successivement sélections officielles des Miami Winter Music Conférence de 2007 et 2008, c’est avec une réelle impatience qu’est attendu ce premier opus.

Le premier sentiment qui ressort à l'écoute du disque est que Reead a réussi à prendre des risques là où on ne les attendaient pas et à faire de ce premier album un véritable concentré d’émotion, d’excitation et d’exaltation.

Il ne s’est pas contenté de sortir de gros synthétiseurs et des boites à rythmes mais s’est également fait offrir des guitares sèches et des pianos, choix qui parfois peut être déroutant aux premières écoutes mais qui assurément donne à ce disque une énergie particulière.
Second enseignement, l'album ne contient que onze titres, certains sont austères et complexes, d’autres plus dépouillés, tous s’écoutent avec passion, avec pudeur et même parfois avec prudence. Mais le résultat est à la hauteur. La voix douce, jamais forcée, de Reead fait merveille sur les morceaux tantôt sucrés, tantôt acides qu'il nous offre avec charme et détermination.

On se pique au jeu, on guette ses trouvailles, ses inspirations, ses intonations. Rapidement on fredonne avec lui, on sourit, on serre les dents, on se repasse l'album… on est sous le charme !
Né le 26 juillet 1981 à Alger, Reead a grandi dans un pays déchiré entre deux cultures, deux histoires, et surtout, deux visions de la vie bien différentes qui lui ont ouvert les yeux sur un monde plus que jamais divisé par les idéologies et les religions qui nous séparent les uns des autres.

Au milieu des événements qui se sont déroulés de 1989 à 1998 en Algérie et qui ont coûté la vie à des centaines de milliers d’innocents, Reead à essayé d’écrire un album «hors norme», au style musical varié, parfois disparate. Un album à la mémoire des innocents de toujours, happés par des conflits de nulle part et d’ailleurs, avec comme seul mot d’ordre : Nobody’s Innocent, personne n’est innocent dans un monde ou chacun ne voit que ce qui l’arrange.

« J’ai grandi à Alger, pendant plusieurs années, il n’y avait ni présent ni futur, et encore moins de passé ; l’idée même d’oublier ce qui se passait était essentielle pour continuer à vivre, sans voir le bout du tunnel, tout en regardant des amis, des voisins, des inconnus s’en aller de la pire façon qu’il soit, sans ne pouvoir rien faire », confie Reead, et d’ajouter : « Parfois, quand j’y repense, je me dis que tout cela n’est que dans mon imagination, vivre un cauchemar éveillé est une chose très marquante, surtout quand on a à peine 10 ans ». Le décor est planté, reste à découvrir l'album…

Vendredi 12 Septembre 2008 - 21:13



Nouveau commentaire :

sur cette page