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SALIF KEITA Nouvel album - «La Différence»




Depuis plus de quarante ans, Salif Keïta poursuit de manière inlassable son travail d’orfèvre de la musique malienne moderne, repoussant de nombreuses frontières musicales et recherchant constamment d’autres façons de faire des disques.

Au gré de ses rencontres et de ses voyages, Salif Keita ne s’est jamais départi de ses racines et de sa culture mandingue.

Après les classiques « Moffou » en 2002 et « M’Bemba » en 2005, il clôt aujourd’hui la décennie en beauté avec « La Différence », troisième volet de sa trilogie acoustique parue chez Universal Jazz. Ce disque est l’un des albums les plus engagés et les plus touchants de sa carrière. Il a été réalisé en grande partie à Paris.

UN ARTISTE ENGAGE

Né albinos, la couleur même de sa peau claire laissait augurer de sombres présages dans le Mali ancestral où il grandit. « Je suis un noir, ma peau est blanche et moi j’aime bien ça, c’est la différence/ Je suis un blanc, mon sang est noir, moi j’adore ça, c’est la différence qui est jolie » chante-t-il sur La différence, premier single de l’album éponyme. Tout est dit sur cet hymne à la tolérance, sur lequel il exprime ses convictions d’artiste comme rarement il avait eu l’occasion de le faire. Outre ce morceau en faveur d’une meilleure reconnaissance des albinos, cet album aborde aussi le thème la préservation de l’environnement de son pays. Ekolo d’Amour sensibilise à la tragédie écologique qui a lieu en Afrique depuis plusieurs décennies dans l’indifférence générale. Sur San Ka Na, il cherche ainsi à éveiller la conscience de ses concitoyens sur la protection du fleuve Niger, au bord duquel il a grandi. Il s’agit d’un véritable cri du cœur et un coup de gueule à l’égard de l’inaction des politiques et des riverains sur la protection de ce cours d’eau, véritable colonne vertébrale du Mali, aujourd’hui abondamment pollué.

Fondation « Salif Keïta pour les albinos »
« Etre né albinos en Afrique est un drame » affirme Salif. Le manque d’éducation dans un pays comme le Mali, où plus des trois quarts de la population est analphabète explique en grande partie la persistance de croyances funestes à l’égard des albinos. Depuis 2001, la fondation « Salif Keïta pour les albinos » poursuit un travail de sensibilisation à grande échelle partout au Mali, afin que reculent ces croyances obscurantistes selon lesquelles les albinos sont le fruit d’un mauvais sort. Cette fondation fournit ainsi assistance aux soins et éléments de protection contre le soleil, pire ennemi des albinos avec l’indifférence.

Lundi 16 Novembre 2009 - 18:28



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