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Skyrock Party People avec Olivier Cachin


Planète Rap spéciale « Skyrock Party People » chaque soir, dès 20h à partir du lundi 18 juillet avec Olivier Cachin



« 2012 : le monde est stone en 2.0, la musique est électro. Les Black Eyed Peas ont consacré le mariage des beats hip-hop et de la dance music, soulevant des millions de mains sur les dancefloors de laplanète. David Guettatriomphe, cartonnant les charts avec des hits sur lesquels il invite Snoop, Akon, FloRida, Nicky Minaj et toute la scène des années 10. Le mix règne suprême, la club music a envahi les ondes.

Pourtant, une grande partie du public n’a pas la moindre idée de ce qui a permis cette domination globale de la rythmique électronique. Trop peu de gens savent que David Guetta a débuté comme DJ rap avant de traumatiser les clubbers avec ses singles de référence. Et si Beyoncé est la maîtresse du monde R&B avec « Rule The World », c’est aussi parce qu’une certaine Mary J. Blige a synthétisé, au début des années 90, sa version du R&B sur des beats rap, acquérant ainsi le surnom de « Queen du hip-hop soul ».

Flashback : en 1982, le rap passe à l’ère atomique avec « Planet Rock ». Ce hit d’Afrika Bambaataa & The Soulsonic Force sample pour la première fois de la musique électronique, allemande qui plus est : en empruntant le « Man-Machine » de Kraftwerk, quatuor de Düsseldorf, Bambaataa change de siècle.

La chanson passe aussi bien sur les boom box des B-boys que sur les sound systems des clubs. La même année, Grandmaster Flash & The Furious Five mélange le rap conscient et le son du futur :

« The Message », chef-d’œuvre intemporel, prouve que le rap est compatible avec les synthétiseurs. Eric B. & Rakim, duo culte de l’underground new-yorkais eighties, a su transformer son morceau

« Paid In Full » en classique de la night grâce au remix assassin de Coldcut, un duo anglais qui a compris dès 1987 que le futur serait funky, et qu’on pourrait danser dessus. À chaque génération, la musique de la rue a su trouver le chemin du groove, mélanger le commentaire social avec l’insouciance de la nuit. En France, le rap intégriste voit sa carapace se fissurer : « Ma Benz », hymne pneumatique à la sensualité la plus torride, mélange en 1998 les effluves du reggae dancehall de Lord Kossity avec le flow impétueux de JoeyStarr et Kool Shen. Résultat : un classique de NTM à la fois hardcore et sensuel.

Un mélange des genres qui double le plaisir. Et en parlant de mélange des genres, Run-DMC, le plus grand groupe rap new-yorkais des années 80, a fait voler en éclat les chapelles rock et rap avec « Walk This Way ». Ou comment reprendre un classique hard rock signé Aerosmith en invitant ses interprètes originaux à venir célébrer les improbables noces du hip-hopauthentique et du rock lourd.

1996 : 2Pac, légende de la West Coast, va bientôt mourir sous les balles d’un mystérieux assassin. Mais avant de quitter cette planète, il laisse en guise d’héritage l’immarcescible « California Love », produit par le génial Dr. Dre, ex membre de NWA. Une ode à la Californie jadis célébrée par les Beach Boys, mais cette fois avec un zeste de gangsta rap. Et un beat surpuissant qui le garde dans l’actualité du groove durant le siècle suivant.

C’est grâce à toutes ces expérimentations que le 113 a su rester « Au Summum ». Que Kanye West a envisagé de sampler Daft Punk pour concevoir « Stronger ». Que Nicki Minaj a pu pousser sa « Super Bass ». QueJustin Timberlake a balancé son « Sexyback ». Que La Fouine nous fait danser « Toute La Night ». Skyrock Party People propose donc l’ultime cocktail des sons de la nuit, une nuit qui se conjugue au passé et au futur.

La preuve par 44tubes énormes que la fusion des bons sons a une lourde histoire. Que l’histoire de la dance music est faite de rencontres musicales audacieuses et innovantes. Que les meilleurs artistes sont ceux qui connaissent leurs classiques. Le passé n’existe pas, la nostalgie n’est pas nécessaire pour écouter d’une traite les Beatnuts et Wiz Khalifa, Missy Elliott et Rihanna, Public Enemy et Benny Benassi.

Bienvenue sur la planète des Party People. Là où le beat ne s’arrête jamais, là où le groove intemporel rencontre l’avant-garde, s’inscrivant dans l’histoire de la musique blanche et noire. » Olivier Cachin.

Lundi 18 Juillet 2011 - 12:16



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