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Sonore et photo choc de Michael Jackson au 1er jour du procès




Sonore et photo choc de Michael Jackson au 1er jour du procès
Le procès s'est ouvert sous l'oeil attentif des caméras et fans. Le médecin personnel de Michael Jackson, Dr Murray, comparaît depuis mardi pour homicide involontaire pour lequel il risque 4 ans de prison. Un procès ultra-médiatisé (relayé en direct sur les médias américains et sur internet) grâce auquel les fans espèrent comprendre ce qu'il s'est passé juste avant la mort du roi de la pop à l'âge de 50 ans. Les cinq semaines de débats se sont ainsi ouvertes dans une salle pleine à craquer de journalistes où étaient également présents les parents de Michael Jackson, Katherine et Joe, ainsi que ses frères et soeurs Jermaine, Janet, LaToya, Randy, Tito et Rebbie. A l'extérieur du tribunal, quelque 300 personnes étaient rassemblées mardi, dont de nombreux des fans, certains brandissant des pancartes "Justice pour Michael Jackson", d'autres des portraits du Dr Murray clamant "c'est un monstre".

Le procureur David Walgren a été le premier à prendre la parole, avec un argumentaire résolument offensif. "Les preuves vont montrer que Michael Jackson a bel et bien mis sa vie entre les mains de Conrad Murray", a-t-il déclaré, estimant que le chanteur avait "placé sa confiance à tort" dans son médecin qui a commis "à plusieurs reprises des fautes lourdes". En cause notamment, selon le procureur, l'utilisation du propofol, que le Dr Murray a reconnu avoir administré au chanteur le matin de sa mort. Avec ce médicament, un puissant anesthésique que Michael Jackson utilisait comme somnifère, "les choses peuvent très très vite mal tourner".

Dr Murray encaisse, l'air grave

Voulant frapper fort dès ce premier jour de débats, l'accusation a montré une photo du chanteur à l'hôpital vraisemblablement mort et diffusé un enregistrement sonore dans lequel la star s'adresse à son médecin avec une voix inarticulée, apparemment sous sédatifs. Cet appel téléphonique, passé un mois et demi avant son décès le 25 juin 2009, porte sur les dispositions relatives à la série de concerts que le chanteur avait prévu de donner à Londres. Cette conversation prouve, selon l'accusation, que le Dr Murray savait ce qu'il "faisait à Michael Jackson en mai 2009, soit plus d'un mois et demi avant que Michael meure de ce même traitement", a déclaré le procureur. Le procureur Walgren a indiqué qu'au cours des jours qui avaient suivi cet appel et malgré l'état de santé précaire du chanteur, le Dr Murray avait commandé un important lot de propofol et de midazolam, un anxiolytique. Quelque 15,5 litres de ce médicament avaient été ainsi achetés par le Dr Murray, selon l'accusation. Assis, le Dr Murray, 58 ans, en liberté sous caution depuis son inculpation en février 2010, encaissait l'air grave les attaques du procureur.

La parole a ensuite été donnée à la défense, qui a aussitôt mis en cause le comportement de Michael Jackson. "Il a agi sans que le médecin ne le sache, sans la permission de son médecin, à l'encontre de ses consignes et ce qu'il a fait a provoqué sa propre mort", a déclaré l'avocat du Dr Murray, Ed Chernoff. "Des preuves scientifiques vont vous montrer que quand le docteur Murray a quitté la chambre, Michael Jackson s'est lui-même administré une dose de propofol qui, avec le lorazepam, a provoqué une véritable tempête dans son corps", a-t-il ajouté à l'adresse du jury. Cette combinaison "l'a tué instantanément", a-t-il assuré.

Mercredi 28 Septembre 2011 - 16:19



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