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Sorel sort son nouvel album




Sorel sort son nouvel album
Du jeune premier romantique, Sorel a l’allure svelte, les traits de beau gosse et le patronyme stendhalien. Un goût aussi pour l’exaltation et l’emprise sensuelle. Mais à 32 ans, le garçon sait aujourd’hui maîtriser la flamme de son inspiration et ciseler ses chansons avec une maturité d’orfèvre.

Le parcours initiatique a été riche d’étapes avant de parvenir à la limpidité de S, son deuxième album. Né enfant du rock, de parents bohèmes et trop vite séparés, Sorel a bourlingué dans plusieurs coins de France, avant de se poser à Lyon.

A 8 ans, un petit piano électrique en cadeau de Noël lui offrira ses premières émotions de compositeur. De clavier en clavier, le musicien grandit jusqu’à son premier groupe, Les Pensées Nocturnes, baptisé sous l’influence ténébreuse de Noir Désir et de Jim Morrison, idole de toujours.

Sorel passera ensuite à la guitare plus pratique que le piano pour jouer au coin du feu et tracer la route. Dans la foulée, il s’affirme comme chanteur et, sous l’influence d’un prof de philo, comprend que l’écriture lui permettra de libérer son hypersensibilité. Un cheminement qui le mène logiquement à délaisser la fratrie de groupe pour rêver d’aventure en solo.

Le rock l’a fait vibrer pour l’intensité des émotions, le charisme charnel de ses héros. Mais sa passion des mélodies l’attire vers d’autres horizons.

Le Gainsbourg de Melody Nelson le fascine par la puissance de ses arrangements. Le pouvoir évocateur des musiques de film devient une autre grande source d’inspiration. « Pour moi, la bande originale de Veruschka (un film peu connu de Franco Rubartelli, réalisé en 1971) composée par Ennio Morricone a été une leçon de musique comme une leçon de vie » n’hésite pas à affirmer cet admirateur de François de Roubaix, Michel Legrand ou Paul Williams.

De son goût pour les b.o., Sorel a gardé le sens des gimmicks et des thèmes accrocheurs, capables de synthétiser l’ambiance de chansons qu’il imagine souvent comme de petits scénarios.

Sur le tard, il se rapproche de la chanson française, de cet art de raconter des histoires touchantes avec des mots simples. Il admire Souchon, Julien Clerc et Polnareff, Yves Simon, Michel Delpech ou Philippe Chatel, remonte jusqu’à Trenet et Maurice Chevalier. « J’aime quand la fraîcheur, l’optimisme se découvrent derrière la mélancolie. Idéalement je veux écrire des chansons qui parlent et font du bien aux gens ».

L’expérience d’un premier album, Fuyons maintenant (2008), l’a poussé vers plus de simplicité et d’élégance dans la mise en valeur de ses mélodies et d’un chant capable de frémir sur plusieurs octaves. Pour cela, ce citadin s’est retranché à la campagne, dans le havre de paix du studio de Francis Cabrel, à Astaffort. Compagnon de route de ce recueillement, Michel Françoise, le producteur responsable de la pureté cristalline de Des Roses et des orties, le dernier album du Gascon.

Que ses refrains pétillent comme du champagne « La Chanson des amants », « Si tu étais là », « Chante moi  » ou s’embrument de nostalgie « A la guerre comme à la guerre », « Je reviens de loin », « Je me souviens », Sorel trouve avec sa guitare folk, son piano et la chaleur de sonorités organiques, les clés d’une dynamique euphorisante. Pour enfin tresser ensemble les multiples fils de son histoire.

S comme Sorel, comme singulier et comme au pluriel.

Vendredi 27 Novembre 2009 - 20:39



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