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Tati se lance dans la vente en ligne


A partir d’aujourd’hui, on peut acheter les produits de l’enseigne à bas prix sur Internet. Tati compte ainsi élargir sa clientèle.



Tati se lance dans la vente en ligne
Que celui qui ne connaît pas Tati lève le doigt ! Vous feriez alors partie d’une minorité de 10 % de Français. Si tout le monde ou presque sait qu’on y vend à petit prix, robes de mariées et bijoux en or compris, neuf personnes sur dix avouent aussi ne jamais avoir mis les pieds dans l’un des magasins au célèbre logo vichy rose et blanc, qui signale l’enseigne depuis plus de soixante ans.

A compter d’aujourd’hui, chacun pourra y faire un tour, jour et nuit même, puisque Tati lance son site d’achat en ligne (Tati.fr). « Notre première volonté était de jouer la vitrine de la marque. Montrer, à une époque où rien n’est plus galvaudé que le discount et les soldes permanents, ce que nous faisons », explique le directeur général, Emmanuel Deroude. « Notre métier, ce n’est pas le déstockage de lots importés, ni la vente flash et l’effet promo, mais de proposer toute l’année des produits de qualité acceptable avant tout et avec des prix bas, qui a 70 % sont faits maison. »

La « maison » se trouve en l’occurrence à Pantin, en région parisienne, ou une cinquantaine de stylistes travaillent à fabriquer les collections, de la jupette enfant en molleton, vendue moins de 4 € , au combishort rayé à 4,99 €. Mettre tout Tati sur la Toile, ceci dit, dans une période économique morose, c’est évidemment aussi tenter le rendez-vous avec une clientèle élargie, qui soit hésitait à franchir le seuil d’un magasin, soit n’en avait pas à proximité.

Une nouvelle jeunesse

« Proposer effectivement l’achat envie ou plaisir : s’offrir les six verrines dont on a envie après avoir vu une émission de cuisine à la télé, la paire de spartiates irisées… » ou, parmi les 7 000 références magasin mises en ligne (15 000 avant la fin de l’année), l’indispensable marinière de l’été sans dépasser les 10 € … et en quatre clics. De « l’easy shopping » (achat facile), selon le terme marketing employé par la marque, qui veut ainsi renouer avec le concept qui avait fait sa notoriété en 1948.

En ouvrant le premier local de 50 m2 à Barbès avec son slogan choc « Tati, les plus bas prix » , Jules Ouaki révolutionnait carrément le commerce de l’époque : c’était le premier libre-service textile et bazar. L’enseigne rachetée après neuf ans de pertes, en 2003, on pronostiquait carrément la mort de la marque vichy rose, engloutie par le groupe Vetura (Fabio Lucci). Elle s’offre au contraire une nouvelle jeunesse, avec 80 points de vente, dont douze ouverts depuis janvier, et maintenant Internet, avec livraison promise dans quelque 4 000 relais-colis.

Lundi 17 Mai 2010 - 12:11



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