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Télérama Le Hors-Série Gainsbourg




Télérama Le Hors-Série Gainsbourg
Au début des années 80, tout le monde rêvait de rencontrer Gainsbourg. Certains pour lui tordre le cou, d’autres, plus nombreux, pour lui serrer la main. Lui dire à quel point sa présence, ses audaces, son élégance nous étaient chers. Comme une bouffée de senteurs dans cette société rassie et conformiste, comme un vengeur masqué qui aurait mis des chlac, des pop et des wizz dans notre quotidien monochrome. Porte-drapeau, lui ? Ça l’aurait fait marrer.

Pourtant, pour nous qui écoutions en boucle Initials BB et Melody Nelson, sa vie tenait du modèle. Des vaches maigres au vison, l’étonnant Monsieur Gainsbourg avait trouvé la combinaison du coffre, les clés du showbiz, sans jamais s’y dissoudre. Un vrai dandy de grand chemin qui ne
copinait pas et allumait souvent la « grande famille » de la chanson française. Et puis, l’homme savait vivre.

Contrairement aux cyniques de salon qui fientent sur le monde depuis leur balcon, ce collectionneur de femmes et d’objets rares vivait dans le siècle. Au contact, sans garde prétorienne, vitres teintées ou caméras de surveillance. Ouvrant souvent lui-même la porte à qui venait toquer rue de Verneuil. Depuis qu’il a pris le large, il y a déjà dix-sept ans, le temps d’une génération, le voilà tout doucement devenu une icône. Un « saint » fumeur de gitanes passé à la feuille d’or, que les pop stars mondiales viennent embrasser religieusement.

Avant qu’une grande expo puis un film n’en fassent bientôt un mythe, laissons de côté le personnage, ses frasques et ses masques, pour enfin rencontrer l’artiste.

Mercredi 22 Octobre 2008 - 14:33



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