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The Automatic - Not accepted Anywhere

Sortie le 30 octobre 2006


Les 4 larrons de THE AUTOMATIC sont adeptes du ‘strict no ballads’. Un album envoyé à 100 à l’heure avec des tubes lorgnant vers Bloc Party, des videos poilantes (il faut absolument voir celle de ‘Monster’, le single, qui s’est écoulé à plus de 100 000 copies en Angleterre), et une énergie à tout casser. Et on peut se demander si leur titre explosif ‘Raoul’ est un hommage aux Tontons Flingueurs… A ne pas rater au Festival des Inrocks au mois de Novembre.



Ecoutez the Automatic - Monster


Eparpillés quelque part dans les couloirs des universités de Grande Bretagne, quatre conseillers pédagogiques responsables des inscriptions sont très troublés. Placés face au choix de passer des années à se saouler et à être endettés en tant qu’étudiants, ou saouls et célèbres en tant que rock stars, les quatre garçons qui allaient devenir The Automatic n’ont en fait jamais eu qu’une seule option.

“Le plan,” dit Iwan Griffiths, “était de prendre une année sabbatique, de voir ce que donnait le groupe et quand septembre arriverait, de décider d’arrêter ou pas.”

“J’ai reçu un formulaire mais ils disaient que je devais envoyer une lettre manuscrite,” dit Alex Pennie, “et je n’ai pas pris la peine de le faire. Je suppose qu’ils ont compris, maintenant.”

Pennie s’excuse auprès de tous les gens qu’il aurait pu guérir au cours de la carrière de psychothérapeute qu’il aurait pu faire, mais c’est au profit du rock’n’roll. Dans The Automatic, Pennie joue des claviers, saute partout comme un gibbon, hurle des chœurs extraterrestres derrière le chant solide de Rob et “dans le doute, tape simplement sur une cloche.” Le premier disque qu’il a acheté de sa vie était “probablement ‘Now 35’, mais ça n’est pas très cool, non?”

Pennie est devenu la dernière pièce du puzzle après un show Teen Spirit réservé aux moins de 18 ans à Cardiff, il y a deux ans, quand il a vu une première incarnation d’un groupe alors appelé White Rabbit, et qu’il a pensé qu’ils étaient “plutôt cool.”

Il y avait Rob Hawkins, le dernier d’une grande tradition de bassistes chanteurs. Maintenant, il dit que la meilleure chose dans le fait de faire partie de The Automatic c’est “de ne jamais s’ennuyer, jamais,” mais à l’époque, il devait affronter les problèmes consistant à choisir ses matières du baccalauréat, et à se décider sur un second guitariste pour le groupe. “ça se terminait toujours en bagarre.”

Le premier guitariste a toujours été James Frost, un garçon émotif aux yeux écarquillés et un guitar hero en devenir, qui, s’il n’était pas un guitariste de rock brillant, serait golfeur professionnel. Il préférerait être pourchassé par une momie que par un squelette parce qu’elle aurait une mauvaise vue. “Je ne suis pas très bon à la course,” dit-il, mais je pense qu’une momie serait bien pire que moi.”

Le batteur Iwan Griffiths complète la formation. Lui qui nourrit le rêve d’ouvrir un bar sur la plage à Hawaii, il est satisfait dans The Automatic parce qu’il “a des bières gratuites en échange du fait de jouer avec ses potes”, sans parler des royalties. Il estime que Frankenstein était “une mauviette.”

Repérant sur scène le potentiel d’un lutin joueur de claviers dans une troupe de punk-pop moderne, ils ont viré les autres guitaristes pleins d’espoir et recruté Pennie, dont le talent limité à l’époque était compensé par son KORG-EA1 qui était “fondamentalement un Mon Premier Clavier.” Et de toute façon, quand il a essayé de chanter sur une reprise de At The Drive-In, ils ont vu qu’ils tenaient là un performer en or. Aujourd’hui, il est passé à l’Alesis Micron, beaucoup plus perfectionné, et au « vieux » Roland Juno, et The Automatic ont breveté leur propre son.

Les garçons se sont rapprochés grâce à leur amour commun de Blur, Ash et Radiohead, mais en se faisant les dents sur la scène screamo-heavy de Cardiff, ils sont devenus proches de groupes de hardcore expérimental comme Jarcrew, ce qui les place dans une position unique.

“ça a eu une bonne influence sur nous, pourtant,” dit Frost, “on ne ressentait pas la pression de jouer la même musique que tous les autres groupes. On ne regardait pas un groupe en se disant ‘puisqu’ils font ça, on va faire quelque chose de totalement différent’. On pouvait absorber ce qu’ils avaient de meilleur.”

Et à leur tour, The Automatic ont été capable d’exploiter un son vierge, où le martèlement de la basse de Rob s’enroule autour de la batterie physique, nucléaire d’Iwan, sur laquelle Frost et Pennie glissent à toute allure, créant une île de sons urgents glam hardcore de rêve, aussi ambitieux, dérangés, furieux et amusants que le son du futur devrait l’être…

Leur premier album, récemment terminé entre Liverpool, Cardiff et Lincoln, est le disque le plus agité que vous entendrez cette année. Comme les ancêtres de la vallée, les Manic Street Preachers, ils adhèrent à une a stricte position ‘pas de ballades’. “Mais là, Rob a dit qu’il ne porterait jamais de pantalons de cuir,” dit Pennie, “pourtant, on sait juste qu’il va être la-haut sur la scène du Millennium Stadium en pantalons de cuir dans quelques années.”

On connaît déjà l’explosion à vous brûler les tympans du premier single, ‘Recover’; mais il y a en dessous un cœur beaucoup plus étrange. Un favori, en particulier, l’a-pop-alyptique ‘By My Side’ était la première chanson qu’ils ont commencée ensemble et la dernière à être terminée, tandis que celle qui survit sous une forme disco-metal, ‘That’s What She Said’, a commencé sa vie comme un morceau sans couplets et sans chant de pop progressive de trois minutes et demie, qui a donné envie à leur manager d’en savoir un peu plus sur le groupe parce que c’était “la chose la plus arrogante qu’on ait jamais entendue.”

Jusqu’à maintenant, leur morceau emblématique sur scène, ‘Monster’, s’enorgueillit d’un refrain destiné à être chanté des cours de récréation aux gradins des stades de football en passant par les planètes extra-terrestres. Les monstres en question sont les citadins gorgés de bière, habillés en Sherman qui traînent dans les rues de Cardiff le samedi soir. Si Rob était un vrai monstre, il aurait l’air de “Gary Glitter, mais vert,” tandis que le pouvoir spécial d’Iwan serait “un visage magnétique.”

Et maintenant, il y a le second single qui tape fort, un formidable pavé d’urgence punk plein de jeunesse et de tristesse en mode mineur, qui rend hommage au fabriquant de sandwich mystique situé en face de leur local de répétition, ‘Raoul’.

“On répète à Cardiff, il possède un café de l’autre côté de la rue et il fait des sandwiches,” dit Rob. “La chansons parle de comment tu te retrouves à céder aux attentes de ceux qui t’entourent et à faire ce que tu crois que tu devrais pour réussir dans la vie, et à finir dans un boulot que tu détestes. Et chaque fois qu’on en a marre et qu’on est fatigués de ce qu’on fait, on va voir Raoul. C’est comme les petites choses qu’on avait l’habitude de fuir.

“Le truc d’aller voir Raoul, c’est qu’on n’arrivait pas à trouver le texte de la chanson sur laquelle on travaillait, alors on a fait un break, on est allé voir Raoul.”

Et, comme par magie, tout était parfait. Espérons simplement qu’on peut en dire de même pour ces conseillers d’orientation excédés. Parce que The Automatic ne vont pas retourner à l’école.


CONCERTS :

10 Novembre : Paris - La Boule Noire / Festival des Inrocks

Janvier : Tournée Inrocks indie Club
16 : Lille / Aeronef Club
17 : Reims / La Cartonerie
18 : Paris / La Maroquinerie
19 : Lyon / Ninkasi Club

www.theautomatic.co.uk

Mercredi 25 Octobre 2006 - 22:37
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