Connectez-vous S'inscrire

The Chase - Premier album sortie le 14 mars 2011


Produit par Mark Plati ( David Bowie, The Cure, Rita Mitsouko, Louise Attaque et, plus récemment, Alain Bashung (Bleu Pétrole) ou Charlie Winston ):



The Chase - Premier album sortie le 14 mars 2011
The Chase est le projet de Cyril Douay : instrumentiste, auteur, compositeur, arrangeur et réalisateur, cet artiste aux multiples talents a connu un parcours musical riche et varié, qui l’a fait voyager de la cold-wave à l’électro en passant par la chanson. The Chase est à la fois la somme de toutes ces expériences et… totalement autre chose : « J’ai eu envie de monter ce groupe pour faire danser les gens. Mon rêve, c’est Manchester à la fin des années 80, l’Hacienda, les Stone Roses, les Charlatans… The Chase pourrait se rapprocher de ça : des rythmes très dansants et des guitares. »

Pour réaliser ce rêve, The Chase a fait appel à Mark Plati, incontournable producteur, connu pour ses travaux avec David Bowie, The Cure, Rita Mitsouko, Louise Attaque et, plus récemment, Alain Bashung (Bleu Pétrole) ou Charlie Winston : « On voulait un américain pour donner un gros son au projet, qui méritait ça. » Plati, de son côté, s’est totalement investi dans l’aventure : « J’ai tout de suite aimé ce concept, le mélange de tant d’influences, c’était très intéressant, ça ne ressemblait à rien de connu. A l’arrivée, j’adore le disque, il est fantastique, c’est un de mes préférés de cette année ! »

A une époque où la plupart des nouveaux groupes semblent clonés sur des aînés soigneusement choisis et concoctent leur musique comme on suit une recette, empilant des influences trop évidentes avec plus ou moins de goût et de pertinence, l’aspect novateur et difficilement étiquetable de The Chase est l’une de ses grandes forces.

Du titre d’ouverture, « Sos Save Our Dough ! », qui d’emblée frappe fort avec sa rythmique implacable, ses synthés vintage et sa mélodie entêtante, à « Keep An Eye On That Line », son exact contraire, qui clôt l’album sur une délicate touche acoustique, nous voilà transportés dans un véritable voyage sonore, aussi agréable et accrocheur que surprenant et dépaysant. Tout au long de ce périple, notre guide dans l’univers luxuriant de The Chase n’est autre que la voix mutine et sensuelle de Sophie, sa chanteuse, sorte de Betty Boop propulsée au pays du rock et de l’electro. Un mélange étonnant et détonnant !



The Chase, l’histoire

Cette aventure musicale inédite ne pouvait être que l’œuvre d’un artiste au vécu riche d’expériences diverses et originales : « Ma grande sœur était à fond dans la cold wave, à la fin des années 70, j’avais sept ans, j’écoutais Joy Division et Cure avec elle ! J’ai commencé la musique au collège en écoutant New Order, les Smith, beaucoup de trucs de Manchester. En gros à l’époque, si tu ne savais pas jouer, tu faisais soit du punk, soit de la cold wave… »

En fac à Lyon, Cyril enchaîne les groupes de rock puis, élève à l’Ecole d’agronomie de Montpellier, il forme Les Acrobates, un duo de… chanson française : « C’était à l’époque du premier album de Miossec et du troisième Dominique A, ils ont donné envie à plein de gens de chanter en français. C’était une autre façon d’écrire. » Le groupe joue dans les bars de Montpellier, passe sur les radios locales et presse un CD autoproduit de six titres qui se vend bien. Deux ans plus tard, le duo enregistre un premier album avec Guillaume Jouan, l’ex-collaborateur de Miossec, et commence à tourner. Les Acrobates se retrouvent en pleine mouvance de ce que l’on appelle alors « la nouvelle scène française ».

Cyril en rit encore : « Moi qui n’avais jamais écouté de chanson française ! » Ils donneront plus de 350 concerts : « On a tout appris sur le tas mais toujours sans savoir si on voulait faire de la chanson ou du rock, on était entre les deux. » Leur second album, mixé à Genève par David Weber, « un mec qui a fait beaucoup d’indus, les Young Gods, Killing Joke, etc. » illustre cette tension. Finalement, le groupe éclate : « Ça marchait vraiment pour nous, on avait des chansons qui passaient régulièrement sur France Inter, on a commencé à écrire le troisième album et là, on s’est séparés... Pendant deux ans, je n’ai plus voulu faire de scène, ni bosser avec des chanteurs et leur ego ! »

Cyril se lance alors dans la musique instrumentale, participe à un stage où il apprend à arranger des titres, à réaliser un album et où il rencontre Stéphane Deal, qui chante des morceaux très noirs et torturés. Ils écrivent ensemble des instrumentaux electro-rock, qui poussent Cyril à monter un groupe « qui ne ressemblerait à rien, pour faire danser, en réaction à la chanson française. J’ai eu envie de me faire plaisir et de demander aux gens que je trouvais beaux sur scène de venir jouer avec nous. »

Les deux musiciens demandent à Dimoné, un chanteur guitariste en pleine ascension, de tenir… la basse : « J’ai toujours du mal avec les bassistes, souvent en retrait, très discrets sur scène, je voulais un guitariste à la basse. » Florian Brinker, le flamboyant guitariste de Rinôçérôse, et Laurent Guillot, un des meilleurs batteurs de la région, complètent la formation. The Chase est né. Un journaliste parle alors à juste titre de « Dream Team du rock montpelliérain » !

Cyril : « The Chase est un instrumental de Propaganda. J’écoutais ça à 14 ans, j’étais vraiment fan de ce label, ZTT, avec Frankie Goes To Hollywood, etc. Et puis c’est le titre d’un Western, La Poursuite impitoyable, je trouvais que cette idée de mouvement, d’énergie, collait parfaitement au projet, avec tous ces super musiciens alignés, ce mur de son. »

Sur scène, tout le monde chante (en anglais), il n’y a pas de leader, le groupe alterne chansons et instrumentaux, part dans tous les sens, les spectateurs ne savent plus où donner de la tête : « C’était hyper ludique, les gens sortaient de là en se demandant ce que c’était. »

La rencontre avec Sophie Moryoussef, chanteuse de DM TSI, va renforcer l’image et l’identité de la formation. Cyril : « J’avais écrit un morceau plus pop, « Butterfly », et je voulais le faire chanter par une fille. J’ai cherché sur myspace, j’ai trouvé ce groupe de Montpellier que j’adorais, avec cette voix incroyable. Sophie est venue chanter le morceau, j’ai trouvé ça parfait et à partir de là, je me suis mis à écrire des chansons plus pop, qui me ressemblaient plus. »

Sophie devient au fil des concerts la chanteuse principale de The Chase, jusqu’à interpréter plus de la moitié des titres en live, sa voix remarquable conférant au groupe une identité plus cohérente : « Cette petite nana toute menue, avec une espèce de service d’ordre rock’n’roll autour d’elle, c’est à la fois amusant et intéressant. »

Les concerts s’enchaînent, comme ce grand show à Montpellier dans les jardins du Peyrou en 2007, devant une foule immense : « A part Florian qui était habitué à ce genre de musique avec Rinôçérôse, on venait tous de la chanson française, des salles où les gens assis écoutent les textes, pour nous c’était la récré. »

Grâce à des relations communes, Cyril fait mixer deux titres – dont « Butterfly » - par Mark Plati : « J’étais très impressionné, mais c’est un mec tellement gentil, qui se met au niveau des gens qui sont en face de lui. Il trouvait le projet très intéressant. » Plusieurs labels se manifestent, sans que rien n’aboutisse. Un temps, Cyril laisse même tout tomber pour devenir barman… Mais, de l’autre côté de l’Atlantique, un homme y croit toujours : « Mark nous relançait régulièrement, ‘Quand est-ce qu’on fait un album ?’ En juin 2009, il m’annonce qu’il a produit Charlie Winston et qu’il vient en France avec lui pour les Francofolies, qu’on peut se voir. Et il insiste pour descendre à Montpellier… Il est venu une journée, on a écouté les morceaux, il m’a dit c’est super, je suis disponible en septembre, on y va ! »

Début septembre, deux jours après avoir plaqué son boulot de barman, Cyril Douay se retrouve dans son petit studio personnel de Montpellier, à enregistrer son album avec Mark Plati, en autoproduction ! Mark en garde un excellent souvenir : « C’était génial, quinze jours à une très belle époque de l’année. On a beaucoup travaillé, on a refait les voix, des guitares, j’ai joué de la basse, etc. C’était très agréable. »

Parallèlement, les portes s’ouvrent : « On a pu placer des musiques pour une appli iphone, pour un défilé de mode du Comptoir des Cotonniers à Paris, ça nous a permis d’avoir un petit buzz dans le milieu parisien, de terminer l’album et d’attirer l’attention de Guillaume Cointet, chez [PIAS] Recordings France. Il a écouté une mise à plat de six morceaux et à la fin il m’a dit, il y a du single, j’adore, je signe ! »

Début novembre, Cyril part mixer à New York dans le studio de Mark Plati : « C’est là qu’il avait fait Earthling, de Bowie. C’était un autre monde, des disques d’or sur les murs… Sur « I Like You », on avait besoin de cuivres, il m’avait dit, je connais des cuivres à New York, pas la peine de les faire à Montpellier, on les fera chez moi. En fait, c’était la section de cuivres des Rolling Stones sur scène ! »

Et voici le résultat, le premier album de The Chase, bourré de hits potentiels, au charme dévastateur, œuvre d’un groupe original aux multiples visages : « C’est mon projet, mes musiques, mes textes, mes arrangements. Mais sur scène, c’est un vrai groupe. Je vois The Chase comme un groupe pop-rock avec un fonctionnement de groupe electro, parce qu’historiquement je voulais plusieurs chanteurs. Peut-être que sur le prochain, ça ne sera pas Sophie qui chantera, je n’ai pas envie qu’on soit catalogué. On a une identité forte, tant mieux. C’est ce que je voulais : que ça ne ressemble à rien ! »

Lundi 24 Janvier 2011 - 20:32



Nouveau commentaire :

sur cette page