Connectez-vous S'inscrire

The Parisians - Shaking the ashes of our enemies

Sortie le 15 mars 2010


Les 11 titres de ce premier album ont chacun des airs de petits tubes urgents, acérés, avec voix étranglée, larsen qui tranche dans le vif et rythmiques animées par on ne sait quelle fureur.
Ces chansons d’aristocrates dévastés sont pour que la jeunesse n’oublie jamais son devoir de foutre le raffut. Un shoot d’adolescence. Tant que le rock continue à marcher sur des charbons ardents pourquoi ne pas y croire ?



The Parisians - Shaking the ashes of our enemies
2010. Faites appel à vos souvenirs. Imprégnez-vous de ce premier album de The Parisians comme on croquerait dans une Madeleine de Proust. L’an passé c’était l’excellent E.P « Alesia » déjà sorti chez Bonus Tracks Records (Yarol Poupaud).

Aujourd’hui, l’album de The Parisians fait mieux que confirmer : là où d’autres « punks à temps partiel» ont abandonné le rock’n’roll, préférant suivre les diktats de la hype, The Parisians (Stevan- guitare et voix, Xavier- guitare, Clément- batterie, Nico - basse) creuse cette veine. Avec toujours pour principales boussoles des choses aussi appréciables la rage de The Stooges, la flamme de Richard Hell & The Voidoids et la certitude d’être un paria dans son propre pré carré qui faisait la démesure des New York Dolls.

Sur cet enregistrement, il y a 11 titres. Individuellement ils ont chacun des airs de petits tubes urgents, acérés, avec voix étranglée, larsen qui tranche dans le vif et rythmiques animées par on ne sait quelle fureur. Écoutés à la suite ils sont aussi un appel à ne pas arrêter le bruit en si bon chemin (« Stop The Movement », « Difficult Times »).

Rechaussez vos Converses. Ouvrez les fenêtres. Sortez faire quelques pas du côté sauvage. Respirez la crise. Humez de nouveau l’odeur des caves de la capitale et des vestes en cuir d’occasion. Retour au début des années 2000. Souvenez-vous de la première invasion new-yorkaise menée par The Strokes, puis recrachée, ensuite, à Londres par The Libertines, à Paris entre les murs des clubs comme le Bar 3 ou le Gibus. The Parisians ont été la figure de proue d’un Paris Calling qui amènera Naast, Second Sex, Nelson, Plastiscines, B.B Brunes, Brats… Des gueules, des fringues rapiécées à coups d’épingles à nourrice et, surtout, des chansons au pedigree dégageant un sentiment d’urgence rare.

C’est du côté de l’underground, que le quatuor s’est fait remarquer. Des live explosifs d’abord. Un changement de line-up ralentira quelque peu la progression, puis viendront les concerts à Londres, à New York, là où le coeur du rock bat plus fort. Entre temps Les Parisians deviennent un groupe de plus en plus pertinent car légèrement excentré sur l’échiquier du rock français. Les journalistes disaient d’eux qu’ils étaient les Libertines de Paris, surtout à cause de leur attitude de petits lords punk et de ces chansons à toute blinde pour évacuer la frustration, la colère, le romantisme qui se fracasse sur l’autel du pragmatisme.

Ces chansons d’aristocrates dévastés sont pour que la jeunesse n’oublie jamais son devoir de foutre le raffut. Un shoot d’adolescence. Tant que le rock continue à marcher sur des charbons ardents pourquoi ne pas y croire ?



Produit par Yarol Poupaud pour Bonus Tracks Records.

Mercredi 3 Mars 2010 - 22:16



Nouveau commentaire :

sur cette page