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U2 et ses Belges au stade




C'est à 21h20, après un set tout à fait correct, vif et condensé, d'Interpol (de 19h45 à 20h30) que Larry, Adam, Bono et The Edge sont entrés dans le stade roi Baudouin, mercredi, sur le « Space oddity » de David Bowie. Ils ouvrent leur concert par un nouveau morceau toujours inédit : « Return of the stingray guitar », un bref titre électro-rock qui doit encore être peaufiné. Les lumières s'éteignent, le crabe s'allume et c'est « Beautiful day » qui lance véritablement le show.

Bien décidé à rappeler que le groupe continue d'être créatif, U2 puisera peu dans l'avant Unforgettable fire (seuls “I will follow” et « Sunday bloody Sunday » sont sauvés et si « MLK » est là, « Pride (in the name of love) », présent l'an dernier, a disparu. U2 préfère présenter de nouvelles chansons récemment écrites et non encore publiées, comme « North Star » (une ballade) ou « Mercy ». Avant ce doublé, « I still haven't found what I'm looking for » a tout de même bien secoué le stade.

Juste avant cela, Bono prend le temps d'enfin parler à son public pour rappeler que la tournée est belge, car ce sont des techniciens et ingénieurs belges qui l'ont rendue possible, sur une scène créée à Werchter. Ça, il ne l'a dit qu'à Bruxelles et c'est à se demander pourquoi U2 a mis un an pour venir nous le dire. Pour « In a little while », Bono ne peut plus interviewer Franck De Winne, revenu de sa station spatiale mais Franckie est bien archivé. Bono extrait un enfant de la foule puis prend sa plus belle voix de ténor pour remplacer Pavarotti sur « Miss Sarajevo ». L'écran s'étire pour l'éblouissant « City of blinding lights », Bono s'amuse à citer « ça plane pour moi » dans « Vertigo » et livre le moment qui déchaîne toujours le public avec « Sunday bloody Sunday ». Aung San Suu Kyi n'est pas oubliée, pas plus que Desmond Tutu, U2 tenant à envoyer de Bruxelles un message d'amour de par le monde. Les lanternes d'Amnesty International précèdent « One », une citation d' « Amazing grace » et le toujours très attendu « Where the streets have no name ».

En un peu plus de deux heures (le concert se termine à 23h25), U2 a livré une prestation propre et nette, techniquement sans reproches (finis les problèmes de son, vive la technologie belge). L'image et le son étaient à ce point impressionnants qu'on avait parfois l'impression de visionner le DVD, l'émotion peinant à nous distraire du spectacle haut en couleur. La sobriété de Bono a néanmoins été appréciée par ceux (très peu présents) qui estiment qu'il en fait toujours trop.

Vendredi 24 Septembre 2010 - 13:55



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